Des idées de jeux pour la fin de l’année !

Le mois de juin approche à grands pas, il ne nous reste plus que quelques semaines de cours. Il va commencer à faire chaud, l’été approche, et en classe, ça se ressent, n’est-ce pas ? Pour terminer en beauté, je vous propose des idées de jeux pour la fin de l’année et une série d’activités ludiques qui rendront nos dernières séances plus légères. Attention, ça ne veut pas dire qu’on ne travaille plus, non, non, au contraire, on va justement pouvoir être plus détendus et se permettre de faire des activités différentes sans le stress de se dire « je dois terminer le programme ! ». Voici quelques idées qui, je l’espère, germeront et seront le point de départ d’autres idées brillantes !

  • On joue numérique et on révise malin avec Kahoot / Plickers
  • On lit et on s’affronte par équipe avec Rallye lecture – aller lire dans la cour, sous un arbre…
  • On chante et on mise sur la découverte (exemples – karaoké) : chaque élève doit chercher (à la maison) sur internet une chanson, un bref résumé du sens de celle-ci et une courte présentation du chanteur. En classe, on écoute les chansons et les mini exposés. Le fait que ce soit eux qui fassent découvrir des chansons à leurs camarades, ils adorent ! Pour la classe c’est une découverte, mais parfois pour nous, enseignant(e)s aussi. En effet, certains de mes élèves m’ont souvent surprise en me faisant écouter des chansons que je ne connaissais même pas ! (surtout quand on a des amateurs de rap par exemple dans la classe et ça arrive assez souvent ! Ils sont incollables sur certaines choses, il suffit de forcer un peu les choses pour mieux les connaitre ! Ils sont incroyables ces élèves ! La musique est un bon moyen de motiver nos troupes !!).
  • On regarde des vidéos : exemples de films sympas pour finir l’année.
  • On joue « classique » et on s’amuse : jeux de société (donner des exemples) On mise sur des jeux de société classiques, dans lesquels il y a un minimum d’échanges en français. On forme des groupes et les jeux circulent de tables en tables : les jeux de sept familles (révision de la famille, des professions, tout dépend de la thématique du jeu, il en existe tellement !) – le jeu du Qui est-ce ? (révision de la description physique) – le jeu du touché-coulé (révision des lettres et des nombres) – le jeu du loto (pour réviser les nombres ou du vocabulaire spécifique) – le jeu Dobble (pour réviser du vocabulaire, c’est pareil, il en existe beaucoup et on peut même le créer soi-même ! Voici justement un lien vers un site qui propose justement d’adapter ce jeu à des fins pédagogiques en classe de langue.
  • Ce que j’aime aussi faire quand l’année se termine, c’est reprendre les thèmes lexicaux travaillés pendant l’année et inventer un jeu pour chacun d’eux: un jeu dans lequel toute la classe participe, en groupe ou individuellement, un jeu dans lequel les élèves doivent bouger dans la classe (je suis une grande fan de l’apprentissage en mouvement vous le savez bien 😉 ).


Conclusion : J’espère que ces propositions vous ont plus et vous donneront d’autres idées à développer ! D’ici là, créez et surtout amusez-vous bien !

Jouons avec les expressions idiomatiques !

Il y a des sujets qui rendent le cours du français plus marrant, plus attractif et plus motivant et c’est le cas des expressions idiomatiques. Si le sujet en lui-même n’inclut rien de tout ça, il faudra essayer de trouver la manière de rendre le sujet intéressant, ludique et amusant si possible (rappelez-vous notre billet sur l’importance du rire et de la bonne humeur en classe !). Bref, cette semaine, nous nous intéressons aux expressions idiomatiques et on est sauvés j’ai envie de dire puisque c’est un sujet suffisamment drôle ! Lire la suite

Action et cinéma en classe de FLE

À l’occasion de Festival de Cannes, nous avons décidé de consacrer ce nouveau billet, au cinéma. Cette année, c’est la 71ème édition et elle se déroulera du 8 au 19 mai. Le cinéma en classe de FLE, c’est un excellent support d’apprentissage et ça peut aussi constituer un projet de classe très motivant.

Le vocabulaire du cinéma 

On proposera diverses activités/jeux en classe autour des mots se rapportant au cinéma. Lire la suite

La résolution de conflits, ça se travaille aussi en français !

Les conflits : ça fait partie de l’école et du vivre ensemble. C’est comme l’erreur, ça fait partie de l’apprentissage. Cependant, apprendre à les résoudre, ça fait partie des tâches de l’enseignant. En français, c’est aussi une bonne manière de les appréhender.

Des classes concrètes

Travailler sur du concret, dans la mesure du possible, c’est ce que j’essaie de faire. Pour les élèves, c’est motivant et ça les intéresse puisqu’on travaille sur du réel. Ce n’est pas toujours possible, tout dépend des contenus. On peut tout à fait travailler ces questions sur notre temps de classe, pendant des sections « citoyennes » que l’on aménage dans notre emploi du temps. Chercher à comprendre la notion de conflit c’est déjà savoir définir ce que c’est : Qu’est-ce qu’un conflit ? Quelles sont ses causes et impacts ? Lire la suite

Les nouvelles règles de grammaire en français : toute une histoire !

Depuis la rentrée dernière, les nouveaux programmes, en France, intègrent la notion de prédicat. Ces nouvelles règles de grammaire en français déstabilisent les élèves, les enseignants et les parents, bref… : toute une histoire. Après la guerre occasionnée par l’accent circonflexe, voici un nouveau sujet à débat : le prédicat. Attention, le mot a été inventé par Aristote ! Cette semaine, on a choisi d’analyser la situation et surtout essayer d’y voir plus clair. Lire la suite

J’ai testé pour vous … Plickers

Me revoilà avec un nouvel outil ! En effet, jai testé pour vous : Plickers. Je ne suis pas sûre que vous sachiez tous de quoi il s’agit alors, cette semaine, je vous propose un petit guide explicatif. Plickers est une application en ligne qui permet de générer des QCM.

Comment ça marche ? Sur le principe du QCM, le professeur pose une question à la classe. Les élèves ont une carte personnelle qui leur permet de répondre. Ils ont jusqu’à 4 choix de réponse possibles. C’est simple : le QCM est projeté en classe, les élèves répondent en levant leur carte et l’enseignant n’a plus qu’à recueillir les réponses en les scannant avec l’appareil photo de son smartphone ou de sa tablette. Lire la suite

La bande dessinée ? On adore !

Il faut l’avouer, la lecture en langue maternelle est souvent une activité fastidieuse pour les apprenants alors lorsqu’il s’agit de lire dans une langue étrangère, c’est encore pire. Une des solutions peut être la bande dessinée ! Leur faire découvrir cet art en français est très ingénieux ! Tout d’abord c’est culturel, on ne peut pas ne pas aborder la BD en classe de FLE puisque c’est l’art francophone par excellence. En France, il faut savoir que la bande dessinée fait partie des programmes scolaires français, pour le primaire.

Qu’est-ce qu’une BD ?

La bande dessinée est considérée comme un art, c’est d’ailleurs le neuvième art. La réception est double lorsque l’on lit une bd, elle est à la fois visuelle et textuelle. En effet, la force de la BD passe avant tout par ses dessins et donc le pouvoir des images !

Détour par le festival

Dans quelques jours, du 25 au 28 janvier, aura lieu la 45ème édition du festival de BD d’Angoulême. Pour en savoir plus, consultez ce document présentant le festival année après année. Vous pouvez découvrir mais aussi suivre l’essentiel du Festival sur la chaîne YouTube. Et finalement, n’oubliez pas de visionner, en classe, la programmation 2018 :

Pour en savoir plus, voici quelques pistes pour la classe de français …

À eux de jouer !

Pour travailler à partir d’une vidéo, je vous conseille celle-ci qui est très bien expliquée et très accessible :

Et après tout ça, qui sait, nos élèves deviendront peut-être des amateurs de BD ?!

Bonne semaine à tous 😉 !!

Comment apprennent nos élèves ?

C’est une question que l’on se pose rarement et à laquelle nous avons décidé de nous intéresser cette semaine : Comment apprennent nos élèves ? Certes, en tant que professionnels du monde de l’Éducation, on devrait se préoccuper davantage à cette question. En effet, si l’on sait quels sont les processus d’apprentissage et les étapes par lesquelles passent nos élèves, notre tâche quotidienne en serait facilitée.

Pour donner des éléments de réponses, on pourrait essayer de compléter la question : Apprennent-ils par le jeu ? Avec les Tice ?

Question-réponse : Si on ne sait pas répondre à cette question, comment peut-on proposer des situations d’apprentissage en adéquation avec la façon dont ils apprennent ? Notre défi est celui de construire de réels apprentissages et pour y arriver, mettre en œuvre une méthodologie et une pédagogie efficaces.

Observer et écouter : notre place doit parfois être celle de rester au second plan. La première évidence est que selon le public, les manières d’apprendre varient. Les profils sont différents, nous sommes tous différents et uniques. Ouvrons l’œil et apprenons à connaitre nos apprenants et détecter leurs faiblesses, leurs points forts et leurs centres d’intérêts. S’intéresser à eux c’est aussi apprendre leurs manières d’apprendre.

Les interactions : les situations de groupes sont les plus propices à l’apprentissage et comme l’a très justement dit Vygotski : « Ce que l’enfant sait faire aujourd’hui en collaboration, il saura le faire tout seul demain. »

Agir et faire pour se questionner : Vous n’avez pas l’impression qu’on utilise trop peu nos mains en cours de français (et attention, tenir le stylo et écrire ne compte pas !). Les manipulations et les expérimentations sont le point de départ des questionnements. Agir c’est aussi construire et fabriquer. En français est-ce possible pourront penser certains ? Imaginez que toutes ces étapes concrètes se réalisent en français ou bien nous donnent pied à découvrir du vocabulaire nouveau, de nouvelles expressions, de nouvelles structures ? C’est plutôt intéressant puisque tout a du sens. Ce qui sera travailler en classe découlera directement de ce qui a surgit lors de propres expériences des élèves. Il n’y a rien de mieux que de créer un environnement réel dans lequel les élèves évoluent, parlent, expriment leur opinion, posent des questions… le tout en voyant, en touchant, en écoutant, (en sentant et en goûtant, selon les activités). Concrètement, j’apporte (moi, mais eux aussi !) des vêtements, des aliments, des lego, des photos, …, toutes sortes d’objets.

Revenir sur le vécu : cela revient à mettre des mots sur ce qui a été vécu et expérimenté. Il est beaucoup plus facile de parler de choses qu’on a connu, qu’on a vu, qu’on a touché, (…), ne croyez-vous pas ? Vous serez surpris de voir à quel point, même les élèves les moins « actifs » s’impliquent dans les activités proposées. Se poser des questions sert à construire des situations d’apprentissage pertinentes.

  • Si je cherche vraiment à connaitre mon groupe,
  • Si je cherche à comprendre leur manière d’apprendre,
  • Si je m’intéresse à leurs goûts et à leurs demandes et besoins,
  • Si finalement, je suis un peu plus dans l’écoute que dans les automatismes,
  • Alors, j’agis avec distance, compétence, réflexion.
  • Et … je peux faire les bons choix !

Apprenons à être un peu plus dans le sens 😉

Préparons l’arrivée du Saint-Nicolas

Depuis la semaine dernière, nos billets nous offrent un avant-goût de Noël, ou du moins de la magie du mois de décembre et des fêtes qui l’accompagnent. Cette semaine, nous vous invitons à préparer l’arrivée du Saint-Nicolas et nous nous proposons de faire découvrir cette tradition du nord et nord-est de la France, à nos élèves, en classe.

Une grande partie de nos élèves ignore qui est le Saint-Nicolas, il est donc utile de commencer par leur projeter une photo de ce personnage. On peut aussi leur passer cette vidéo. Laissez-les réfléchir et dire ce qui leur vient l’esprit : « Qui est-il ?  » – « Faites une description physique » – « À qui vous fait-il penser ?  » – … . Ils répondront sans doute qu’il ressemble au Père Noël, mais laissez-les réfléchir sur le fait que c’est peut-être le contraire.

Quand a lieu cette fête ? Les élèves prennent un calendrier et cherchent quand a lieu la Saint-Nicolas; c’est-à-dire : Quel jour de l’année, fête-t-on les Nicolas ? (peut-être avez-vous un élève qui s’appelle Nicolas !). On les laissera chercher par eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils trouvent la date exacte, le 6 décembre.

Quelle est la légende du Saint-Nicolas ? C’est l’histoire de 3 petits enfants, qui se sont perdus dans les champs. Il commença à faire nuit et ils furent incapables de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Ils virent de la lumière et frappèrent à la porte d’une maison. C’était la maison du boucher, un méchant homme, qui avait découpé les enfants en morceaux et les avaient laissés dans le saloir. Au bout de sept ans, le Saint-Nicolas alla frapper chez le boucher, lui demanda qu’il ouvre la porte du salir et il fit alors un miracle : les 3 enfants réapparurent vivants !

Le protecteur des enfants : le Saint-Nicolas, c’est aujourd’hui, le patron des écoliers. À la base, c’est un évêque. Il vit en Turquie (IIIº-IVº siècle).

Le Saint-Nicolas c’est donc une légende qui se transmet et une chanson qui s’apprend en classe :

Comment on célèbre la Saint-Nicolas aujourd’hui ? 

  • Le Saint-Nicolas rend visite aux enfants dans les écoles et leur distribue des bonbons et des friandises.
  • Le Père Fouettard, qui accompagne le Saint-Nicolas, est un Monsieur qui, fait peur aux enfants et qui distribue des triques aux enfants qui ne sont pas sages.
  • Dans les villes, on fête aussi le Saint-Nicolas. Un défilé est organisé, le plus beau est certainement celui de Nancy où en plus du défilé, un spectacle de sons et lumières est projeté sur la Place Stanislas.

Cette année, la ville de Nancy nous donne rendez-vous le week-end prochain, pour vivre un moment exceptionnel ! Le grand défilé aura lieu le 2 décembre. Et voici un avant-goût de ce qui nous y attend !

Alors, on y va ? Ça vous dit ?

 

 

Compte à rebours pour le calendrier de l’avent en français

Il ne reste plus que quelques jours avant le mois de décembre. Le compte à rebours à commencé et pour cela, nous vous proposons aujourd’hui quelques idées pour créer votre propre calendrier de l’Avent pour la classe.

Principe du calendrier de l’Avent : Maintenant, on voit des calendriers de l’Avent un peu partout, sur internet, dans les supermarchés, dans les écoles, dans les bâtiments officiels, etc. Il en existe de toutes sortes et de toutes les formes. Mais, d’où vient cette tradition ? On posera quelques questions à nos élèves en classe : Qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Quel est le principe ? Pour qui a-t-il été créé ? … Voici quelques éléments de réponse : c’est une tradition allemande. Il a été créé au XIXº siècle, pour faire patienter les enfants avant Noël. Depuis le VIº siècle, l’Avent est la période qui précède Noël. Vers 1850, les premiers calendriers apparaissent. Il se compose de 25 (en fait, entre 22 et 28) fenêtres (ou portes) à ouvrir. À l’intérieur se cachaient des images ou des paroles de l’Évangile. Ce n’est qu’en 1920 qu’apparûrent les premiers calendriers tels que nous les connaissons aujourd’hui. Le premier calendrier avec des chocolats est né en 1958. Dans les années 90, ils ont commencé se répandre un peu partout; avant cette date, on n’en trouvait pratiquement qu’en Alsace et en Allemagne. J’ai grandi dans le Nord-Est de la France et tous les ans j’avais mon calendrier ! Et autant vous dire qu’enfant, on n’attend qu’une chose : que ce soit le 1º décembre pour ouvrir la première porte et enfin découvrir la surprise, le chocolat ou le petit cadeau qui nous attend !!

Quelques idées pour la classe : comptez les jours de classe de français que vous avez avec vos élèves du 1º décembre jusqu’au vacances. Et enfant, on n’attend qu’une chose : que ce soit le 1º décembre pour ouvrir la première porte et enfin découvrir la surprise, le chocolat ou le petit cadeau qui nous attend !!

Qu’enfermer dans notre calendrier ? :

  • des cartes blagues / devinettes : « – Que se dit un sapin qui arrive en retard le soir du reveillon ? – Je vais encore me faire enguirlander. »
  • des cartes charades : « Mon premier est une consonne – mon second est une couleur – mon tout est est une saison. »
  • des cartes énigmes
  • des cartes rébus
  • des cartes révisions
  • des expressions et du vocabulaire de Noël
  • des chansons de Noël
  • des vidéos de Noël
  • des contes de Noël
  • des histoires de Noël (origines du sapin – des boules de Noël – des crèches – …)
  • des photos de marchés de Noël
  • un mot-croisés sur Noël
  • une recette de petits gâteaux de Noël
  • des jeux sur le thème de Noël

Et pour les bricoleurs / bricoleuses, voici un tuto très sympa pour fabriquer soi-même son propre calendrier de l’avent pour la classe :

Et maintenant, petits et grands, on se met au travail et on attend tous le 1º décembre avec impatience, pas vrai 😉 !!