Vacances studieuses ou pas ? Quelques idées.

C’est bientôt les vacances ! Vacances bien méritées ! Le mois de juin touche à sa fin, c’est l’heure de faire le bilan. Il est sûrement positif, mais nous le savons tous, l’enseignement est en constante transformation et nous, enseignants, il nous faut nous adapter à tous ces changements pour améliorer nos techniques de classe, faciliter les apprentissages de nos élèves et toujours chercher de nouvelles idées motivantes pour tout le monde !

Voici quelques idées pour ceux qui décident de faire rimer : vacances-plaisir avec vacances-studieuses !

1) Partir en France en immersion linguistique pour améliorer votre niveau delangue : seul(e) ou à plusieurs, entre amis ou en famille, quoi de mieux que de se retrouver dans le pays pour pratiquer la langue et se réactualiser ! Comme tout le monde, on a tendance à utiliser trop souvent les mêmes mots, les mêmes expressions ! Un petit voyage en France et être au contact de Français, c’est la meilleure solution pour y remédier et redéclencher certaines choses (endormies dans un petit coin de notre cerveau). Il existe de nombreux organismes qui proposent également des programmes purement linguistiques pour les professionnels de l’enseignement du FLE. C’est aussi une bonne solution ! Lire la suite

Et si on se préparait pour la Fête de la Musique, en français ?

La Fête de la Musique est une fête qui, comme son nom l’indique, nous réunit autour de la musique ! Alors, quel jour a lieu cet événement ? Vos élèves connaissent-ils cette manifestation ? S’ils ne la connaissent pas le jour, mettez-les sur la piste (1º jour de l’été). Et si c’est la première fois qu’ils en entendent parler, demandez-leur : En quoi consiste cette manifestation ? C’est l’occasion de promouvoir la musique, d’inciter les amateurs à se produire bénévolement (expliquez ce terme s’ils ne le connaissent pas 😉 ) lors de concerts de rue. De grands concerts sont également organisés à l’air libre, dans toute la France. Le slogan-homonyme : « Faites de la musique » (insistez sur l’homonyme !) demontre bien que l’objectif nº1 est de faire de la musique, de fêter la musique, ou encore de faire la fête en musique et autour de la musique ! Nous vous proposons un petit tour d’horizon et de quoi préparer les derniers cours de l’année scolaire !

En savoir plus : La Fête de la Musique existe désormais dans plus de 100 pays à travers le monde. À l’origine, c’est une fête française, qui a été signalée dans le calendrier, pour la première fois, en 1982 (c’est-à-dire que cette année, on fête ses 35 ans !), par le ministre de la Culture de l’époque, Jack Lang. Profitez-en pour revoir quelles sont les fêtes françaises que vos élèves connaissent : les fêtes civiles et les fêtes religieuses. Faites brièvement le tour de la question.

Activité lexicale-musicale : C’est l’occasion de travailler le vocabulaire. Voyons, en classe, le champ lexical de la musique. Commencez par les instruments de musique, les élèves miment, à tour de rôle, un instrument et les camarades devinent (en LM bien sûr) de quoi il s’agit. On classera ensuite les instruments selon leur famille : à cordes, à vent et les percussions. Quelles sont ensuite les professions musicales : musicien, chanteur, compositeur, interprète, chef d’orchestre, auteur, etc. (c’est l’occasion de (re)voir le féminin des professions). Par la suite, laissez-les rajouter les mots qui se rapporte à la musique : notes, partitions, paroles, chansons, mélodie, rythme, etc. Pour finir, posez-leur des questions sur leurs goûts musicaux, faites la liste des différents styles. N’hésitez pas à les faire faire : manipuler les instruments (en collaboration avec votre collègue, professeur de musique), créer une carte mentale, et pourquoi pas : chanter !

Activité culturelle : Comme vos élèves le savent, c’est une fête qui a lieu désormais à l’échelle mondiale. Sur le site de la Fête de la Musique, cherchez la carte du monde et projetez-la : vous avez la possibilité de voir tous les événements organisés. On revoit alors la géographie, les pays et les nationalités (c’est un thème très riche comme vous pouvez vous en rendre compte 😉 !). Faites votre propre programme !

Programme : Proposez à vos élèves une petit jeu. Il s’agit de chercher sur internet le programme proposé dans une ville de France. Chacun choisis un ville et cherche les manifestations organisées dans cette ville, le 21 juin.

Playlists : Demandez à vos élèves de préparer leur playlist en groupe. C’est un exercice amusant et motivant. Ils adorent la musique ! Cela leur permet de comparer leurs goûts musicaux et de découvrir d’autres styles. Préparez la vôtre de votre côté et présentez-la à la classe !

En attendant, voici un petit jeu à proposer à vos apprenants afin de tester leurs connaissances en termes de musique et de sons !

Voici 10 raisons de participer à la Fête de la Musique ! Je suis sûre que vos élèves en trouveront d’autres !

Et comme l’enseignement doit être le plus collé à la réalité possible, on n’est bien obligé de leur montrer à quoi ressemblent ces concerts. Voici un exemple : (sons, rythmes et paroles où l’on mêle le français et l’espagnol !!  😉 )

Vive la musique !

 

Créativité chapitre II : 5 idées créatives pour la classe de français

Si vous vous souvenez, il y a quelques semaines, nous avions proposé notre premier chapitre d’ « idées créatives pour la classe de français ». Nous revoici, au mois de juin, avec de nouvelles idées toutes fraiches. Même si le mois de juin rime avec course pour boucler le programme, évaluations, conseils de classe, bulletins, (…), il est plutôt compliqué de développer la créativité. Alors, prenez note de ces quelques propositions pour vos cours de FLE !

L’apprentissage collaboratif : tout le monde sur le même pied d’égalité ! De plus en plus de professeurs de français travaillent en classe par projets, par petits groupes. Les apprenants deviennent acteurs de leur propre savoir ! Tout type d’exercice peut se prêter à une activité collaborative. Même un exercice de compréhension écrite. Je vous donne un exemple : les élèves lisent un document individuellement. Dès qu’un élève ne connait pas un mot, il va l’écrire au tableau. Comme il s’agit de collaboration, si un camarade connait le sens de ce mot, il va l’écrire au tableau. Il n’y a rien de mieux pour la collaboration, l’entraide et la cohésion de groupe. Ensuite, faites-les lire à voix haute, une phrase chacun, veillez à ce qu’ils prononcent plus ou moins correctement. Lire la suite

Des événements français incontournables et à noter dans le calendrier !

Vous saviez que le mois de mai est le mois où il y a le plus de jours fériés en France ? Mis à part les fêtes religieuses et civiles (on demandera aux élèves quelles sont ces fêtes), il ne faut pas oublier de souhaiter une bonne fête aux mamans ! En France, vous devez aussi sûrement savoir que la date n’est pas fixe contrairement à la fête des mères en Espagne. C’est aussi un mois où la culture et le sport sont au top ! Et pourquoi donc ? Posez la question à vos élèves. Lire la suite

Des idées et explications pour utiliser la carte mentale

On parle beaucoup efficacité, motivation, apprentissage efficace (…). La carte mentale est une bonne manière de mêler tout ça ! Cette semaine, nous allons découvrir un peu plus ce qu’est la carte mentale, quelles sont les utilités en classe de FLE et comment les créer facilement. Êtes-vous au point sur les cartes heuristiques ? Comment les lire ? Comment les construire ? etc. 3-2-1, c’est parti ! 

Alors, commençons par une petite expérience si vous voulez bien. Que vous vient-il à l’esprit quand vous entendez le mot « maison »? Il est bien dommage qu’on ne puisse pas intéragir sur le blog car vos réponses m’intéressent ! Il est évident que si on entend « maison », on visualise automatiquement une maison ou on voit l’image de notre propre maison. C’est ainsi que nous fonctionnons. L’aspect visuel est doncomniprésent.

Comment réagit notre cerveau ? Le savez-vous ? Après ce qu’on vient de dire, on comprend facilement que notre cerveau pense en images et en couleurs ! C’est fantastique, non ? Tout cela est passionnant et si on transpose tout cela au monde de l’éducation et de l’enseignement, on comprend qu’on peut réaliser de bien belles expériences !

On peut réaliser de très belles cartes grâce à de nombreuses applications et logiciels disponibles sur Internet. Or, l’intérêt de faire ses propres cartes soi-même et manuellement est une bonne manière d’individualiser les apprentissages. On peut aussi les construire en groupe, cela est très intéressant. Tout dépend de l’utilité qu’on veut lui donner et dans quel contexte on l’utilise. C’est en passant par la représentation,  qu’on s’approprie l’apprentissage, il s’agit de traduire un message écrit et de le représenter sous forme de schéma appelé, carte mentale. Au début, entrainez-vous avec de petits textes : demandez à vos élèves, en groupe de traduire quelques phrases d’un cours sous forme de carte mentale ! Les mots ont aussi leur place sur la carte, puisque selon la défintion, il s’agit d’une représentation graphique avec des mots et des dessins.

Comment s’y prendre ? Commencer par faire la liste de toutes les idées sous forme de mots ou de mots clés. Ensuite, regrouper ces idées en sous-thèmes, puis dessiner une branche par idée générale. Lorsqu’on représente ces idées, on associe une couleur à chaque idée, puis, on ajoute de petits dessins.

Je vous conseillerais donc de vous entrainer en classe avec les élèves. Commencez par faire de petites cartes toutes simples avec peu de branches et peu d’exemples. Une fois que les élèves ont compris le système, je suis persuadée qu’ils continueront à passer par la représentation sous forme de carte mentale car le visuel l’emporte !!

Alors, dans quels cas passer par la carte mentale ? Je fais mes cartes pour :

  • mémoriser
  • prendre des notes
  • préparer un exposé
  • faire des fiches de révision
  • etc.

Un gros avantage de la carte mentale c’est que les élèves sont vraiment acteurs ! Ce sont eux qui la produisent, qui la dessinent, qui la conçoivent. La carte mentale en classe peut susciter le débat, c’est intéressant, chacun a l’opportunité de s’exprimer, ils confrontent leurs idées et leurs points de vue et font ensuite évoluer tout ça ! Que du positif !

Si on travaille la carte mentale en primaire ou en secondaire peu importe, l’important est de savoir qu’ils s’agit d’une ressource efficace. On peut commencer par présenter cette ressource sous le nom de « carte de représentation des idées » pour y aller progressivement. Si on commence en primaire avec la carte mentale, et dans toutes les matières, on offre aux élèves la possibilité d’apprendre une bonne méthode pour apprendre à apprendre des leçons ! Et cela ne sera pas de trop pour leur entrée au collège ! Ce sont de bonnes habitudes d’étude que nous devons transmettre à nos élèves et la carte mentale en est une ! N’hésitez pas à l’utiliser : la carte mentale ça marche dans toutes les matières et à tous les âges !

 

 

 

Dernières innovations en termes de phonétique et prononciation

Alors, voyons voyons, si on vous dit « phonétique » comment réagissez-vous ? Nos élèves ne sont pas sourds, mais certains sons méconnus les rendent « sourds » à la compréhension des mots contenants ces mêmes sons ainsi qu’à leur prononciation. Notre objectif est donc de débloquer cette “surdité”. La phonétique est une discipline très complète. Comprendre et se faire comprendre sont deux compétences indissociables pour développer des habiletés langagières. J’ai besoin de bien prononcer, de me faire comprendre mais forcément de comprendre mon interlocuteur. Lire la suite

Journée de l’Europe : ressources pour la classe de français

Le 9 mai, mardi prochain, c’est la journée de l’Europe. Alors, à cette occasion, Journée de l'Europepourquoi ne pas travailler cette semaine, avec vos élèves, sur le thème de l’Europe ? Il m’arrive souvent de voir des professeurs de français particulièrement actifs et certains fêtent même l’Europe en classe, avec leurs élèves. C’est pourquoi, j’ai décidé de rédiger ce billet. Je prétends donc vous donner quelques pistes afin d’être « à jour » sur l’Europe, l’Union européenne et la journée de l’Europe !  Lire la suite

Strasbourg : Étape nº4 de notre tour des capitales des nouvelles régions.

Comme tous les derniers lundis du mois, nous vous donnons rendez-vous pour une nouvelle étape de notre tour des capitales des nouvelles régions. Cette semaine, pou l’étape nº4, cap au nord-est, dans la région Grand-Est. Quelle est la capitale de cette grande région ? Bien sûr, il n’y a pas vraiment de doute, il s’agit d’une capitale européenne : c’est Strasbourg !

Présentation : Bienvenue à Strasbourg ! Avant, c’était la capitale de l’Alsace, mais depuis la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes, c’est la capitale de la région nord-est, la région Grand-Est. Le nom « Strasbourg » signifie « ville des routes » et ce n’est pas pour rien. En effet, la ville est situé au Carrefour de l’Europe. C’est une ville à fort patrimoine historique. Prêts à découvrir Strasbourg : ses rues piétonnes, ses maisons typiques, sa gastronomie, etc. ?

Quel est le symbole de la ville ? Strasbourg n’a pas vraiment d’animal symbole mais l’Alsace, si et c’est la cigogne ! En effet, la cigogne blanche vit à l’état sauvage dans cette région depuis des siècles. Si vous allez à Strasbourg au printemps, levez les yeux, les cigognes sont de retour et installent leur nid sur les toits des maisons alsaciennes.

La gastronomie : Je vous conseille de demander à vos élèves de faire une petite recherche « gastronomique » : Que mange-t-on à Strasbourg ? Quels sont les plats typiques ? Cela leur permettra de voir que les noms ne sont pas si simples que ça à prononcer ! Pourquoi ? Posez-leur la question. La gastronomie est bien plus qu’un art de vivre, elle fait partie de la culture. Ils trouveront bien évidemment la bière : 50% de la bière nationale est produite en Alsace, la choucroute, le pain d’épices, le baeckeoffe, la tarte flambée, les spaetzle, les bredele, le kouglof, etc. Et comme les plats sont vraiment propres à cette région et sûrement méconnus de vos élèves, on pourra leur demander de faire un travail en binôme. Chaque groupe choisit un plat et propose un bref exposé à la classe.

La Petite France : se promener dans ce quartier pittoresque, au détour des rues bordées de maisons à colombages, un vrai régal au bord de l’eau ! La Petite France est située sur la Grande Île, classée au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Deux chiffres : 142 mètres, c’est la taille de la Cathédrale de Strasbourg. Elle est impressionnante et vous saviez que pendant 200 ans, elle est restée l’édifice le plus haut du monde ?!

Le saviez-vous ? : à Strasbourg, Noël est bien plus qu’une tradition ! Si vous voulez être émerveillés, la meilleure date pour aller à Strasbourg, c’est le mois de décembre ! Alors, même s’il fait froid, il fait tellement bon se promener sur le  marché de Noël de Strasbourg, un des premiers marchés de Noël, classé parmi les plus beaux d’Europe, si ce n’est le plus beau !

Je vous laisse juger par vous-mêmes !

 Alors, ça ne donne pas envie d’aller faire un petit tour à Strasbourg ?

Je vous donne revndez-vous dans un mois pour notre 5º étape 🙂

Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

Le nombre d’heures de cours de français hebdomadaire étant si limité, on sera tous d’accord, nous devons user de stratégies pour profiter au maximum du temps de classe. Comment fait-on cela ? Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

La première des choses, c’est la gestion de classe. Cette dernière constitue la base à partir de laquelle on va pouvoir construire nos séances dans un climat propice à l’enseignement (et ce n’est pas toujours chose simple !). Elle vise à optimiser le temps d’apprentissage en classe en gérant le comportement des apprenants ainsi que les contenus pédagogiques et didactiques abordés en classe. Il est donc recommandé de créer un climat favorable à l’apprentissage en instaurant des routines et en posant de manière claire les règles de vie et de fonctionnement. Pour cela : prévoir des retours au calme, des transitions entre les activités, nommer des responsables, des gardiens du silence par exemple, etc.). Et surtout, dès le debut, soyons clairs et cohérents et restons-le !

Voir vos apprenants comme des « acteurs ». Faire cours n’est pas ou n’est plus une démonstration collective de son savoir. En tout cas, ça ne devrait pas l’être. Nos apprenants sont uniques, nous le savons et nous nous efforçons pour les faire progresser à leur manière et à leur rythme. De plus, nous avons la lourde tâche de les faire évoluer dans un contexte de classe positif et donner le meilleur de nous-mêmes afin qu’ils deviennent des « acteurs » autonomes ! Optimiser le temps de classe, c’est ça aussi : pouvoir compter sur nos apprenants, déléguer, les laisser progresser, les accompagner et leur donner les clés de la « réussite » 🙂

Construire des séquences efficaces et dynamiques sans temps morts. En tant qu’enseignants nous devons concevoir, organiser, mettre en oeuvre, établir une relation pédagogique et éducative qui donne du sens aux différents apprentissages entrant en jeu. Et pour compliquer l’affaire (comme si elle était simple), nous devons prendre en compte la situation de chaque élève, travailler en équipe et monter des projets pluridisciplinaires ! Le maitre mot est : « efficacité » ! Nous devons imposer le rythme de nos séances et les dynamiser en variant les activités (attention aux activités trop longues !). Une chose est sûre : en classe de langue, nous devons parler, écouter, échanger, jouer, vivre en français ! Ce dernier aspect est essentiel puisqu’il apporte du concret dans nos cours parfois trop souvent éloignés de la réalité.

Gérer et occuper l’espace : Bouger et faites bouger vos élèves !

De nombreux enseignants partagent leurs pratiques sur Internet et organisent même des réunions. Elles leur permettent d’échanger, de décrire leurs difficultés, d’écouter d’autres manières de faire, etc. Ainsi, ils ne gardent que ce qui leur fait sens et cela leur permet même d’avoir de nouvelles idées.

Cultivons leur envie d’apprendre !