8 conseils pour bien utiliser le TNI (Tableau Numérique Interactif)

Le TNI (Tableau Numérique Interactif), appelé également TBI (Tableau Blanc Interactif), a fait son apparition dans les salles de cours il y a une dizaine d’années. Souvent confondu avec le VPI (Vidéoprojecteur Interactif), il s’agit d’un écran tactile équipé d’un vidéoprojecteur et relié à un ordinateur. Son coût élevé et son apparente complexité ont freiné son implantation, certains professeurs remettant même en cause son utilité.

Ses avantages sont pourtant à mon avis nombreux. Voici mes 8 conseils pour en optimiser l’utilisation :

1) Réaliser, si possible, une installation fixe

Il est préférable que le TNI soit installé de manière permanente dans la salle de cours. Les élèves l’identifient ainsi comme le tableau principal et s’y habituent de manière très naturelle. D’autre part, c’est une situation beaucoup plus commode pour le professeur qui perd moins de temps en début et en fin de séance et qui peut, lorsqu’il n’a pas cours, « s’autoformer » en découvrant peu à peu les différentes fonctions de l’appareil.

2) Installer le TNI perpendiculairement aux fenêtres et face aux élèves

Pour éviter les reflets provoqués par la lumière du jour et améliorer le contraste de l’écran, il faut placer le TNI le plus loin possible des fenêtres et perpendiculairement à celles-ci (qui peuvent être équipées d’un rideau). Les élèves doivent toujours faire face au TNI.

3) Préparer un plan B en cas de panne

Etant donné la complexité technologique et le nombre de dispositifs utilisés simultanément, il est possible que la séance ne se déroule pas « techniquement » comme on l’avait prévu, surtout lorsque l’on est novice en la matière. C’est pourquoi il est recommandable de toujours préparer des activités alternatives au cas où l’on serait obligé de continuer le cours sans le support numérique du TNI.

4) Apprendre progressivement à utiliser toutes les fonctions du TNI

On peut d’abord commencer par utiliser le TNI pour écrire, comme s’il s’agissait d’un tableau traditionnel, puis pour projeter toutes les ressources audiovisuelles dont on dispose et enfin pour incorporer au cours les travaux réalisés par les élèves et interagir avec ceux-ci. Pizarra Digital 2 (1) 5) Créer des activités spécifiques

De nombreuses activités peuvent être créées spécifiquement grâce au TNI qui permet de déplacer et de masquer les éléments apparaissant sur l’écran : classer, mettre dans l’ordre ou déplacer des phrases, des mots ou des images, réaliser des jeux éducatifs ou des activités sur Internet, corriger les fautes d’un camarade, présenter un exposé, etc.

6) Intégrer les réactions des élèves

L’interactivité avec les élèves ne doit pas être limitée à la réalisation des activités. Il faut en effet essayer de leur montrer que le TNI est également un outil à leur disposition. On ne doit pas hésiter, par exemple, à les encourager à illustrer leurs commentaires en classe en réalisant une recherche sur Internet et à en partager le résultat avec leurs camarades. Cela devrait en principe renforcer leur intérêt pour le cours.

7) Se servir du TNI pour réaliser un suivi des cours

La possibilité d’enregistrer des notes lors de chaque séance permet de réaliser une meilleure transition entre chaque cours. On peut ainsi réaliser un « cahier de texte » en ligne que les élèves peuvent consulter à tout moment, et notamment s’ils ont été absents à un cours et veulent en connaître le contenu et les commentaires que le professeur y a ajoutés.

8) Utiliser les ressources disponibles sur Internet

Il est très utile de consulter les sites de partage des utilisateurs de Promethean, Smart et Sankore, entre autres, où l’on peut télécharger des séquences didactiques, partager les siennes et bénéficier de tous types d’aide.

Concernant le FLE, soulignons l’existence de la rubrique de TV5 « Les tableaux numériques interactifs pour l’enseignement du FLE », qui propose 8 activités spécifiques pour les TNI, niveaux A2 et B1.

 

Comme souvent, le plus important n’est pas l’outil en soi mais la manière dont on l’utilise. S’il est vrai que, dans un premier temps, l’utilisation des TNI attire l’attention des élèves, ceux-ci se rendent vite compte que la matière et ses objectifs sont les mêmes. Il faut donc tenter d’incorporer aux séquences didactiques tous types de documents, le moins redondants possible avec les explications écrites et orales.

Même si les avantages des TNI me semblent clairs, je pense qu’on doit essayer de continuer à diversifier les situations de classe et ne pas commencer à utiliser uniquement des supports numériques.

Vos commentaires sont bien sûr les bienvenus.

Trois idées pour bien commencer l’année scolaire

Et oui, c’est la rentrée, et il faut bien préparer ces premières semaines de classe, car elles sont cruciales si l’on veut que les élèves collaborent pour la discipline, les devoirs et les activités en cours.

Voici trois conseils qui, je l’espère, vous aideront à bien gérer la rentrée :

  1. Préparer des activités « brise-glace »

Comme leur nom l’indique, ces activités permettent, d’une part, de « briser la glace » pour faciliter le premier contact entre les élèves et favoriser leur interaction, et d’autre part de renforcer leur confiance concernant leurs capacités et les objectifs qu’ils pourront atteindre durant cette année scolaire. Il s’agit par ailleurs d’une excellente manière d’évaluer leur niveau.

Je vous recommande cette sélection de sites grâce auxquels vous pourrez organiser très facilement ce type d’activités :

 

  1. Préparer un projet de classe

Pour créer une bonne dynamique de classe dès les premières semaines, on peut proposer aux élèves de s’impliquer dans la réalisation d’un projet commun, dont la durée peut être variable (un ou plusieurs mois, voire toute l’année scolaire). Cet objectif collectif doit permettre aux élèves d’apprendre par besoin et envie, et non par obligation, et de développer leur sens de la solidarité.

Il peut s’agir simplement de la création et gestion d’un blog concernant la classe, grâce, entre autres, aux plates-formes blogspot ou wordpress. Cependant, il est bon de savoir que la Commission Européenne a lancé en 2005 le programme Etwinning qui permet à tous les enseignants d’Europe de partager leurs idées et de créer des projets ensemble. Voici une manière simple de s’impliquer dans un projet international qui intéressera certainement vos élèves ! Jetez-y un coup d’œil : Qu’est-ce qu’eTwinning ?

 

  1. Établir une stratégie pour prévenir les problèmes de discipline

Les élèves se comportent normalement de manière passive durant les premiers jours de classe. Cependant, et vous le savez certainement, quelques-uns pourront défier les normes que vous voudrez mettre en place. C’est pourquoi il est primordial d’éviter un « effet de groupe » négatif en utilisant dès le premier jour des techniques permettant de gérer au mieux la discipline. Il en existe un grand nombre mais je crois qu’il convient de se fixer des priorités. Je vous propose ma propre sélection, en espérant qu’elle vous sera utile :

  • Travailler de manière permanente sur la motivation de l’élève, en fixant des objectifs clairs à court et moyen termes.
  • Passer un « contrat » avec les élèves, expliquant les règles à respecter, la routine de travail et les méthodes utilisées.
  • Toujours se demander si l’on traite vraiment les élèves de manière équitable.
  • Pousser l’élève à participer, à ne pas avoir peur de l’erreur et à exprimer son opinion en respectant les règles fixées.
  • Ne jamais perdre le contact visuel avec les élèves.
  • Être cohérent soi-même, surtout par rapport aux exigences faites aux élèves.
  • Utiliser un ton positif et, si possible, être toujours de la même humeur.
  • Essayer de découvrir et de comprendre la personnalité de chaque élève.
  • Vouvoyer les élèves en français.
  • Utiliser le sens de l’humour, en fonction, bien sûr, de la réponse observée chez les élèves.

N’hésitez pas à nous faire part de vos conseils pour la rentrée ! Ils intéresseront sûrement beaucoup d’autres profs de FLE.

Bonne année scolaire à tous !

L’invasion des écrans

www.metronews.fr

Les écrans sont omniprésents dans notre vie de tous les jours : à la maison, au travail, ou encore à l’école. De plus en plus d’établissements scolaires se mettent à l’utilisation de tablettes par exemple, et ce, dès le primaire, pour apprendre à lire et écrire aux élèves ! Et oui, saviez-vous que plusieurs écoles, en France, par exemple, utilisent Twitter et en voient un outil idéal pour l’apprentissage de la lecture et l’écriture.

Alors, la grande question  qui nous vient à l’esprit est: va-t-on arrêter d’enseigner l’écriture manuscrite à l’école ? L’écriture cursive est-elle en danger ? 

Sachez qu’aux États-Unis, dans de nombreux états, l’enseignement de l’écriture cursive est devenue une option, tout comme le latin! Cela peut paraître surprenant, mais c’est bel et bien une réalité, les écrans ne cessent de nous envahir ! En classe, les écrans et tablettes vont donc devenir incontournables, comme l’était auparavant le bon vieux stylo bic ? Possible… Ceci étant, lorsque l’on interroge les élèves qui utilisent une tablette en cours, personne ne regrette le cartable lourd et encombrant qui a souvent fait débat ! Il semblerait que les avantages l’emportent : les élèves seraient plus autonomes, plus motivés, les résultats seraient meilleurs… Qu’en sera-t-il dans quelques années, seul l’avenir nous le dira !

Par ailleurs, il est curieux d’observer qu’il existe un type d’école très différent, qui est en constante progression (dans le monde entier) et qui bannit complètement les écrans ! Et le plus incroyable, c’est que les enfants des « grosses têtes » de Google, de Bill Gates (…) intègrent ces écoles !  Ces établissements développent la méthode Steiner qui vise au développement des cinq sens. Il s’agit en bref de faire passer la pratique avant la théorie. On y étudie l’art, on fait des travaux manuels, l’objectif poursuivi est l’épanouissement de l’apprenant, de toutes ses potentialités, intellectuelles, artistiques, manuelles et corporelles.

Alors, concluons sur une question à laquelle il est difficile de répondre : les écrans nous font-ils perdre nos capacités ? … Le débat est ouvert !

 

Bachibac

Un sujet très à la mode actuellement est celui de l’enseignement bilingue. Cependant, on sous-entend par là,  trop souvent, enseignement bilingue en anglais. La domination de l’anglais fait passer le français au second plan. Cependant, cette semaine, nous allons parler de l’enseignement du français dans les établissements bilingues (français-espagnol) en Espagne, car, le français, est aussi, très important, ne l’oublions pas !

Il y a de plus en plus d’établissements bilingues français-espagnol, qui permettent aux élèves d’intégrer une section appelée « Bachibac », et cela, en Espagne, mais aussi en France. Le « Bachibac » offre la possibilité à ces élèves d’obtenir, en Terminale (2º de bachillerato), le double diplôme Bachillerato et Baccalauréat. Il s’est donc implanté dans les deux pays suite à un accord entre les gouvernements français et espagnol. Les premiers établissements à proposer le Bachibac en Espagne se trouvaient en Catalogne et à Murcie, il y a 3 années scolaires maintenant. Il y a, actuellement, près de 50 établissements qui préparent au « Bachibac » et le nombre ne cesse de croître ! Donc, vive le français !

Les résultats et témoignages sont positifs, les avantages sont nombreux pour les élèves :

  • niveau de langue bilingue
  • possibilité d’intégrer une section privilégiée dans laquelle les élèves sont moins nombreux par classe
  • obtention du double diplôme reconnu dans les deux pays
  • enrichissement culturel
  • possibilité d’aller étudier en France et donc d’intégrer directement une école supérieure ou une université française et ceci sans examen ni homologation préalable

Les notes à l’école

    • Le système d’évaluation a-t-il un effet négatif sur l’apprentissage?
    • Évaluation par compétences ou évaluation traditionnelle par notes?

actu-environnement.com

Il s’agit là, d’un éternel débat. On entend souvent dire que les notes sanctionnent l’erreur plutôt que de récompenser l’effort et le progrès. Pourtant, la majorité des Français, s’oppose à changer le système d’évaluation par notes.  80% des Français restent favorable à l’évaluation par note. En effet, pour eux, les notes sont un point de repère, ils ont ainsi l’impression de mieux suivre la scolarité de leurs enfants. 39% des enseignants seraient prêts à abandonner les notes chiffrées au primaire et collège.

Rappelons avant tout que l’évaluation est un acte pédagogique qui accompagne la construction de la compétence. Elle permet à l’élève de mesurer ses acquis et le chemin qui reste à parcourir. Elle s’opère dans des situations diversifiées, avec des outils divers.

« Monsieur, il est noté cet exercice? » C’est une phrase que vous devez entendre très souvent j’imagine.

De plus en plus d’établissements se lancent dans la suppression des notes et ont bien évidemment choisi l’évaluation par compétences. Le bilan est très positif, en voici les retombées et surtout les avantages décrits par les différents acteurs :

Pour les parents (évaluation par compétences) : Meilleure visibilité sur la scolarité de leur enfant • Sentiment que les professeurs sont là pour aider leur enfant • Appréciation positive : seuls trois familles ont souhaité que leur enfant réintègre une classe avec notes (il s’agissait de très bons élèves).

Pour les enseignants (évaluation par compétences) : Sentiment de mieux connaître les élèves • Aide au Travail Personnel plus efficace : il est plus facile de cibler les remédiations • Bonne cohérence des équipes : tout le monde travaille dans le même sens • Sentiment qu’ils évoluent professionnellement • Pas de surcroît de travail

Impact sur les élèves (évaluation par compétences) : Diminution du stress • Augmentation de la motivation • Les élèves donnent davantage de sens à l’école parce qu’ils comprennent mieux ce qu’on attend d’eux • Développement des capacités d’auto-évaluation • Dynamique constructive de progrès : la possibilité de réévaluer une compétence non acquise est très stimulante • Pas de décrochage : élèves ayant des difficultés d’apprentissage s’accrochent et progressent − Impact sur la classe : • Bonne ambiance • Bonne cohésion du groupe • Coopération et entraide • Elèves plus dynamiques et spontanés (doivent être canalisés) • Problèmes de discipline quasiment inexistants.

Qu’en pensez-vous ?

Quelques réflexions: 

      • Les notes sont nécessaires, elles aident l’élève à apprendre à se surpasser.
      • L´évaluation par note est le seul moteur de l’apprentissage.
      • Une note n’est pas représentative de ce qu’a appris l’élève, une évaluation par compétences si.
      • Entre le bien-être des élèves et les exigences de l’avenir, quelle place pour les notes à l’école ?

 

Le français : toute une richesse !

Aujourd´hui, il règne un climat général assez pessimiste en Espagne concernant l´enseignement du français dans les collèges et lycées. Au cours de mes visites, je rencontre souvent des professeur(e)s découragé(e)s… Personne ne comprend pourquoi l´enseignement d´une deuxième langue vivante ne devient pas obligatoire, comme c´est le cas dans la majorité des pays ! Une autre bataille est à mener actuellement en Espagne, elle oppose le français à l´allemand. Eh oui, une nouvelle concurrence vient menacer le français car dernièrement, l´enseignement de l´allemand gagne du terrain… mais le français est imbattable! (sans compter l´anglais, on a bien compris 😉 ). Cependant, il faut savoir que les anglophones, en grande majorité, apprennent le français comme 1º langue étrangère!

À travers ce billet, j´espère vous redonner un petit souffle optimiste !

Je vous propose d´écouter ces posts dans lesquels Jacques Séguéla, un célèbre publicitaire français, insuffle un vent d´optimisme quant à la situation du français dans le monde! Le français est aujourd’hui la langue officielle dans 32 pays, il y a 220 millions de personnes capables de parler français! Selon les projections de l’OIF, en 2050, nous devrions être autour de 715 millions à parler français. Et selon ces études, le français aura alors quand même doublé l’espagnol!

Il y a donc bien une véritable dynamique de la langue de Molière qui reste, avec l’anglais, la seule langue à être parlée sur les cinq continents.

Les 10 bonnes raisons d´apprendre le français.

Pourquoi apprendre le français ?

parce que c´est une jolie langue. « Écoutez parler français et tombez sous le charme ! »

parce que je peux voir des films en VO (Amélie, Intouchables, Bienvenue chez les Ch´tis, Les Choristes, Le Petit Nicolas, Entre les murs…)

parce que je peux écouter et comprendre des chansons.

parce que je peux connaître d´autres ados de mon âge, et parler avec eux en français !

parce qu´apprendre des langues c´est le futur ! Nous allons, vous allez être amenés à bouger tout au long de votre vie professionnelle. « Le français, c´est un plus ! »

parce que les profs de français sont « TOP » .

parce que le français c´est bien plus qu´une langue ! « Le français c´est aussi : histoire, culture, gastronomie et bien plus ! »

parce que c´est la seule langue avec l´anglais qui est parlée sur les 5 continents ! « Avec le français, je peux aller loin !

parce qu´ailleurs, dans les pays anglophones, le français est la première langue étrangère étudiée !

parce que je découvre un monde multiculturel et je peux voyager dans de nombreux pays et îles du monde entier !

« Vive la francophonie ! » – « Le français : une langue qui invite au voyage ! »

Après ça, j´espère que : les élèves, les parents, les établissements, en général, n´auront plus aucun doute là-dessus : « le français : est une langue d´avenir !!! »