Compréhension des écrits : la recette de la bûche de Noël

Bûche de NoëlJe vous propose, à l’approche des fêtes de fin d’année, une activité de compréhension des écrits (niveau B1-B2) basée sur la recette du dessert préféré des Français pour Noël : la bûche.

Document :

BUCHE DE NOEL

à la crème de marrons et au chocolat

[A/Pour] faire la veille.

Ingrédients pour 12 tranches (plaque de cuisson du biscuit 28×38 cm)

Biscuit roulé : ……………………

Sirop : ……………………

Crème intérieure : ……………………

Décor : ……………………

Technique

1 – Faire un biscuit roulé :

Mélanger les œufs, le sucre, la farine et la fécule. Verser le mélange sur la plaque de cuisson et mettre [le/au] four à 240°C pendant 8 min.

Pendant ce temps, faire le sirop : faire bouillir pendant 2-3 min l’eau avec le sucre du rhum.

Démouler le biscuit sur un torchon fin humidifié et sucré. Arroser le biscuit du sirop et rouler doucement le biscuit dans le torchon. Laisser refroidir sur une grille.

2 – Préparer la crème intérieure :

Passer les noix épluchées à la moulinette.

Faire une crème Chantilly : fouetter au batteur la crème fraîche liquide dans […………………………………..] préalablement réfrigéré.

Mélanger les noix et la crème Chantilly à la crème de marrons avec +/- 1 cs de rhum.

3 – Préparer le décor :

Faire […………………………………..] le chocolat en morceau au bain-marie avec la crème fraîche. Parfumer avec le rhum. Laisser refroidir puis mettre au […………………………………..] 30 min.

4 – Réaliser la bûche :

Garnir le biscuit avec la crème intérieure et le […………………………………..] avec la crème au chocolat (si [elle/c’] est trop dure, la ramollir au […………………………………..]). Dessiner l’écorce avec […………………………………..]. On peut couper les extrémités pour [les/leur] placer sur la bûche. Décorer avec les décors de pâtisserie. Saupoudrer de sucre glace juste avant [de/Ø] servir.

Questions :

  1. Remplissez les trous entre crochets à l’aide des termes suivants :

couvrir / réfrigérateur / fondre / une fourchette / bain-marie / un saladier

  1. Barrer l’option incorrecte parmi celles proposées entre crochets.
  1. Associez à chaque partie de la bûche sa liste d’ingrédients.

a) 100 ml d’eau, 60 g de sucre, +/- 1 cs de rhum.

b) 5 œufs, 150 g de sucre fin, 75 g de farine, 75 g de fécule.

c) 200 g de chocolat, 150 g de crème fraîche, 2 cs de rhum, du sucre glace, des décors de pâtisserie.

d) 5 cs bombées de crème de marrons, 150 g de crème fraîche liquide, 1 cs de rhum, 250 g de noix entières (ou 125 g de cerneaux de noix).

  1. Ecrivez le(s) substantif(s) correspondant aux abréviations suivantes :

cm : …………………………………

g : …………………………………

ml : …………………………………

cs : …………………………………

min : …………………………………

  1. Associez à chaque verbe sa définition (n’oubliez pas de recourir au contexte de la recette).

bouillir : ….   démouler : ….       arroser : ….     fouetter : ….     garnir : ….     ramollir : ….     saupoudrer : ….

a) rendre quelque chose mou ou moins dur

b) battre rapidement quelque chose pour le faire mousser

c) retirer quelque chose du moule

d) remplir quelque chose

e) être en ébullition

f) répandre sur quelque chose une légère couche d’une matière sous forme de poudre

g) mouiller quelque chose en y versant un liquide

Voici quelques liens supplémentaires :

Version pdf de cette activité.

Fichier pdf du corrigé de cette activité.

Fichier pdf de la version complète de cette recette.

Article sur l’origine et l’histoire de la bûche de Noël (par La France pittoresque)

Autres activités FLE concernant la bûche de Noël: un exercice à trous de Carmen Vera, et un texte et des questions de compréhension par le CDEACF de Québec.

JOYEUX NOËL À TOUS !

Saint-Pierre et Miquelon, la France en Amérique du Nord

Saint-Pierre et Miquelon est un archipel français situé à 25 kilomètres au sud-ouest de la grande île canadienne de Terre-Neuve. Sa superficie est de 242 km2 et ses habitants, les Saint-Pierrais et Miquelonnais et les Saint-Pierraises et Miquelonnaises, sont environ 6.300. Le décalage horaire par rapport à Paris est de 4 heures.

Voici quelques informations sur cette présence française en Amérique qui, j’espère, vous intéresseront et qui sont les réponses aux questions que me posent généralement mes élèves à ce sujet :

Pourquoi ce territoire est-il français ?

La chasse à baleine dans les eaux de l’archipel attire d’abord des Inuits, puis des pêcheurs basques, bretons et normands qui s’y établissent de manière saisonnière. C’est cependant le navigateur portugais João Alvares Fagundes qui découvre officiellement ces îles en 1520.

En 1536, l’explorateur français Jacques Cartier en prend possession au nom du roi de France, François Ier. Appelées d’abord « Îles Saint-Pierre », elles deviennent quelques années plus tard « Îles Saint-Pierre et Miquelon ». Le terme « Miquelon » ferait référence au patron des basques espagnols « San Miguel ».

Entre 1604 et 1816, l’archipel subit 4 vagues d’occupations de la part des Britanniques (70 ans au total). Saint-Pierre et Miquelon devient définitivement français en 1816. Déclaré Département d’Outre-Mer en 1976, puis Collectivité Territoriale en 1985, ce territoire a le statut de Collectivité d’Outre-Mer depuis 2003.

 

Fait-il partie de l’Union européenne ?

Partiellement. Saint-Pierre et Miquelon est considéré par l’Union européenne comme un PTOM (Pays et Territoire d’Outre-Mer), c’est-à-dire un territoire situé hors de l’UE mais appartenant à un pays membreSes habitants ont un passeport français et européen, utilisent l’euro et participent aux élections au Parlement européen.

Toutefois, ce territoire ne fait pas partie de l’espace Schengen et n’est pas un territoire douanier de l’UE.

 

L’influence nord-américaine y est-elle très forte ?

L’un des signes les plus évidents de cette influence est le type de maisons construites sur l’île : en bois et de couleurs très variées (jaune, bleu roi, rouge, vert pâle, etc.). En ce qui concerne l’automobile, les véhicules proviennent généralement du continent américain car ils sont beaucoup moins chers que ceux importés d’Europe. Il en est de même pour les produits alimentaires.

En revanche, aux niveaux historique, culturel, éducatif et linguistique, les habitants de Saint-Pierre et Miquelon se sentent très proches de ceux de la métropole, même s’ils maintiennent d’excellentes relations, malgré la barrière de langue, avec les Canadiens de l’île de Terre-Neuve, pratiquement tous anglophones (95%).

 

Le français parlé sur l’archipel est-il le même qu’en métropole ?

Excepté la présence de quelques expressions différentes (on dit par exemple « Ça dit ? » au lieu de « Ça va ? », et on répond « Ça pète ! »), le français utilisé à Saint-Pierre et Miquelon est pratiquement le même que celui employé en métropole. Les Français métropolitains sont souvent surpris de constater que les habitants locaux « n’ont aucun accent », contrairement aux locuteurs québécois et acadiens dont la prononciation et les particularismes lexicaux sont très facilement reconnaissables.

Si vous désirez découvrir plus en détail le français parlé à Saint-Pierre et Miquelon, n’hésitez pas à lire ces deux articles très intéressants d’Edgar Aubert de la Rüe.

 

Où les enfants de Saint-Pierre et Miquelon vont-ils à l’école ?

Ils peuvent réaliser toutes leurs études jusqu’à l’obtention du baccalauréat dans les établissements scolaires de l’île, qui dépendent de l’académie de Caen. Puis, ceux qui veulent réaliser des études universitaires partent, la plupart, pour la métropole et les autres pour le Canada ou les États-Unis. Ils bénéficient pour cela d’une bourse payée par les autorités de l’archipel.

 

Je vous propose par ailleurs 2 supports d’activités à exploiter en cours de FLE :

Compréhension des écrits : Extrait des « Mémoires d’Outre-Tombe », où Chateaubriand évoque son séjour dans l’archipel en 1791.

Compréhension de l’oral et productions écrite et orale : « La veuve de Saint-Pierre », film de Patrice Leconte (2000). (Voir la bande-annonce). Basé sur des faits réels qui se déroulèrent sur l’archipel, le film aborde la problématique de la peine de mort et de la réhabilitation. Vous pouvez également utiliser cet entretien télévisé où les deux acteurs principaux, Juliette Binoche et Daniel Auteuil, évoquent leur vision du film et du sujet traité.

5 ressources numériques sur l’armistice du 11 novembre 1918

Le 11 novembre est un jour férié en France et en Belgique (ainsi qu’au Canada pour les fonctionnaires fédéraux et les militaires). On y commémore ce jour-là, tout comme dans d’autres pays d’Europe et du Commonwealth, la signature de l’armistice du 11 novembre 1918 qui mit fin à la Première Guerre Mondiale.

Ce conflit provoqua la mort d’environ 10 millions de militaires et 9 millions de civils dans le monde. Cette guerre fut d’ailleurs vite surnommée la « Der des Ders », c’est-à-dire la « Dernière des Dernières », car tout le monde souhaitait qu’un massacre d’une telle envergure ne se reproduisît plus.

A l’occasion du 96ème anniversaire de cet armistice, je crois qu’il est important de favoriser la réflexion des élèves, notamment sur les causes et les conséquences de ce conflit atroce et l’importance du devoir de mémoire pour construire un meilleur futur commun.

Pour cela, vous pouvez vous baser sur de nombreuses ressources numériques disponibles sur le web. Voici celles que j’ai sélectionnées pour vous :

 

1) Vidéos promotionnelles du jeu vidéo « Soldats inconnus, Mémoires de la Grande Guerre », d’Ubisoft.

Il s’agit d’une manière originale de présenter le conflit, tout en travaillant la compréhension de l’oral. La réponse des élèves est normalement très positive. Quatre bandes-annonces du jeu sont disponibles.

Voici la plus accessible pour les apprenants, intitulée « Retour au front » :

Vous pouvez également faire identifier à vos élèves les quatre personnages principaux du jeu dans les vidéos « Destins croisés » et « Mémoires de la grande guerre ».

Bien qu’intéressant, le « Trailer de lancement » est certainement le document le plus difficile à exploiter didactiquement.

 

2) Dossier très complet du ministère français de l’Éducation nationale sur l’armistice du 11 novembre 1918.

Vous trouverez sur ce site toutes les données historiques indispensables concernant cet évènement, ainsi qu’un dossier pédagogique très pertinent. Ressource absolument incontournable.

 

3) Sélection de 16 tableaux.

Ces œuvres illustrent le changement de la représentation de la guerre chez beaucoup de peintres qui souhaitaient transmettre la brutalité du conflit et la déshumanisation des soldats.

Elles peuvent facilement servir de support pour une activité d’expression orale, après une brève introduction sur le sujet.

 

4) Archives de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel).

Des dizaines de documents audiovisuels disponibles sur la Première Guerre Mondiale.

L’approche du conflit certainement la plus saisissante pour les élèves.

À noter que l’on peut accéder à la transcription de chaque vidéo et même cliquer sur une ligne de ce texte pour accéder directement à la séquence visuelle correspondante.

 

5) Lettres et écrits d’un soldat français.

Lettres et extraits de journaux de route de Charles Paul Nogué, qui participa au conflit à partir d’août 1914.

Témoignage direct donnant une vision très personnelle de la réalité vécue lors de cette guerre.

Ces documents sont suivis de plusieurs exercices de compréhension de l’écrit proposés par le Service éducatif des archives départementales de la Dordogne.

Le théâtre en classe de FLE

Pourquoi introduire des activités théâtrales en classe de FLE ?

L’approche communicative est de nos jours la plus plébiscitée par les profs de FLE. Il est donc évident que le théâtre a un rôle important à jouer dans ce type d’enseignement.

Outre les bénéfices liés à la pratique du théâtre en langue maternelle (par exemple ceux concernant l’important travail de mémorisation et l’expérience en groupe et face à un public), l’activité théâtrale en classe de FLE peut apporter du vécu aux élèves et ainsi leur faire ressentir « réellement » quelle est la fonction d’une langue.

Le fait de les transformer en « acteurs » de la classe doit leur faire prendre conscience, d’une manière agréable et valorisante, qu’ils peuvent utiliser le français pour communiquer, et ce dans des situations de communication très quotidiennes.

Mascara Teatro

Par ailleurs, le théâtre permet de travailler les quatre compétences associées à l’apprentissage d’une langue :

Compréhension des écrits : Les élèves doivent faire un grand effort préalable pour comprendre en profondeur le texte de la pièce.

Production écrite : on peut demander aux élèves d’adapter le texte à un contexte plus actuel ou de rédiger une rédaction sur les problématiques classiques liées au théâtre, notamment les relations acteur-personnage ou fiction-réalité.

Compréhension de l’oral : Les élèves doivent sans cesse être attentifs à leurs camarades et apprendre à s’écouter eux-mêmes.

Production orale : Il s’agit de la compétence la plus travaillée, non seulement au niveau de la prononciation, de la diction et de l’élocution mais aussi concernant l’expression corporelle qui peut utiliser des codes différents de ceux présents dans la langue maternelle des élèves. Les situations d’interaction orale sont les plus nombreuses mais il ne faut pas oublier qu’il est également possible de pratiquer le monologue.

 

Où trouver des textes théâtraux pour la classe de FLE ? Voici une sélection de 5 sites très utiles :

Le Proscenium, textes de théâtre contemporains : Site participatif qui propose plus de 4970 textes de tous types : pièces, sketchs, drames, tragédies, contes, saynètes, comédies.

Comédies Historiques pour les enfants : pièces historiques courtes (10-20 minutes) pour enfants (à partir de 11 ans).

Pièces de théâtre de Claude Burneau : 14 pièces pour enfants et adolescents, d’une durée variée (de 10 à 45 minutes) et avec de nombreux personnages.

Pièces pour enfants : 8 pièces pour enfants (7-11 ans), d’une durée de 20 à 30 minutes.

Kava.fr : 26 pièces pour enfants, la plupart très courtes.

 

Autres ressources à consulter :

TV5 Langue française, En scène(s) ! : Courts extraits de pièces classiques et contemporaines, avec transcription, résumé, exercices et séquence vidéo.

Théâtre et FLE : un enseignement transversal : Rapport de stage (Maîtrise FLE) de Véronique Weber. Très détaillé.

L’entrée dans le sens par le corps : Théâtre et Fle (version Word) : Article sur « l’appropriation d’une langue à travers une pratique artistique ». Une version Powerpoint est également disponible.

Le théâtre et l’éducation : chercher, imiter, interpréter et représenter : Article synthétique de X. Úcar Martínez sur le rapport théâtre-éducation.