Débat autour des devoirs

Devoirs ou pas devoirs ? Les opinions sont divergentes à ce sujet. On est pour ou on  est contre. Il y a des enseignants qui sont pour, d’autres qui sont contre, d’autre qui sont pour mais avec un bémol. Ensuite, il faut tenir compte aussi de l’opinion des parents, bref, c’est un vrai débat ! Par contre, une chose est sûre, si on demande l’avis de nos apprenants, ils seront contre, pas de doute là-dessus.

Réflexion : Une partie des apprentissages se déroule en milieu scolaire mais c’est loin d’être la plus importante. Alors, en effet, on apprend partout où on se trouve, on apprend en situation : dans la rue, en voyage, à la maison, au supermarché, etc. On apprend des autres et on apprend aux autres. Pour nous, enseignants de français, c’est une bonne nouvelle, la langue (mais aussi les élèves 😉 ) doit être en mouvement et elle doit vivre ! Les élèves doivent donc être en interaction, la majeure partie du temps. Alors, devoirs : utiles ou inutiles ?

Devoirs pratiques et personnalisés ? Si les élèves sont tous différents, apprennent d’une manière différente, ont des niveaux différents. Pourquoi auraient-ils tous les mêmes devoirs ? Une chose est sûre et valable pour tous : sans entrainement il n’y a pas de progrès et sans pratique, il n’y a pas d’acquisition de compétences. L’apprentissage surgit si et seulement si il y a pratique et expérimentation. On parle beaucoup d’individualiser les apprentissages pendant l’heure de classe, mais pourquoi ne pas le faire aussi à la maison ? On ne se pose même pas la question, mais ce serait logique n’est-ce pas ? Pourtant, dans la pratique, ça ne se concrétise pas vraiment… On a tous tendance à donner des exercices à faire à la maison et comme une évidence, les mêmes activités pour toute la classe. Il serait peut-être bon d’essayer de prendre du recul à ce sujet…

Que faire ? Comment faire ? Lorsqu’un élève ne réussit pas une tâche, il ne suffit pas d’augmenter la dose, c’est-à-dire de redonner la même activité ou du même style pour qu’il comprenne et qu’il réussisse… S’il n’a pas réussi à le faire en classe, pourquoi réussirait-il à le faire à la maison ? C’est illusoire… À contrario, c’est l’effet opposé qu’on peut obtenir et dans ce cas, les devoirs sont source de découragement et d’abandon. Il faut donc s’interroger : Pourquoi je donne des devoirs à mes élèves ? Parce qu’il n’a pas fini un exercice en classe ? Pour renforcer un point mal compris ? Parce que je donne le même exercice à toute la classe ? Avant tout, je dois me donner un but. Il y  a du positif dans les devoirs, alors il faut savoir quoi donner à faire à la maison ? À qui ? Pourquoi ? Comment ? 

Les devoirs … pour : 

  • développer l’autonomie et les bonnes habitudes de travail.
  • développer le goût du travail personnel.
  • soutenir la motivation scolaire.
  • soutenir la mémorisation.
  • généralisation les apprentissages.
  • consolider un apprentissage.
  • se sentir responsable et tenir ses engagements.

Les devoirs deviennent : 

  • un moment de plaisir où les élèves peuvent s’exprimer sur quelque chose qu’ils aiment.
  • l’occasion de développer leur créativité et de faire appel à leurs talents !
  • modulables et adaptés au rythme d’apprentissage de chacun.

Concrètement … : 

  • parler d’eux : présenter un objet fetiche, une activité ou une passion.
  • raconter un souvenir.
  • faire une vidéo : une recette – leur chambre – une chanson – une danse – un micro-trottoir – une interview …
  • donner leur opinion personnelle (sur un film, une photo, un fait d’actualité, etc.).
  • réaliser un exposé sur un sujet de leur choix.
  • proposez une liste d’activités : ils choisissent et cochent sur votre liste ce qu’ils vont faire. Ça devient un peu à la carte, ils aimeront l’idée jen suis persuadée !

En France et ailleurs, c’est un éternel débat… Toujours est-il que les choses progressent tout de même puisque le ministre de l’Éducation français défend le dispositif « devoirs faits », qui prétend que les élèves rentrent à la maison, sans devoirs (ils sont censés les faire en classe).

Pour finir, voici un petit micro-trottoir : Pour ou contre les devoirs à la maison ?

Et vous, vous en pensez quoi ? Et vos élèves ? Organisez un petit débat en classe 😉

Rappelez-vous que l’être humain apprend quand on lui fait confiance et qu’on le guide 😉

Bonne semaine !

Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

Le nombre d’heures de cours de français hebdomadaire étant si limité, on sera tous d’accord, nous devons user de stratégies pour profiter au maximum du temps de classe. Comment fait-on cela ? Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

La première des choses, c’est la gestion de classe. Cette dernière constitue la base à partir de laquelle on va pouvoir construire nos séances dans un climat propice à l’enseignement (et ce n’est pas toujours chose simple !). Elle vise à optimiser le temps d’apprentissage en classe en gérant le comportement des apprenants ainsi que les contenus pédagogiques et didactiques abordés en classe. Il est donc recommandé de créer un climat favorable à l’apprentissage en instaurant des routines et en posant de manière claire les règles de vie et de fonctionnement. Pour cela : prévoir des retours au calme, des transitions entre les activités, nommer des responsables, des gardiens du silence par exemple, etc.). Et surtout, dès le debut, soyons clairs et cohérents et restons-le !

Voir vos apprenants comme des « acteurs ». Faire cours n’est pas ou n’est plus une démonstration collective de son savoir. En tout cas, ça ne devrait pas l’être. Nos apprenants sont uniques, nous le savons et nous nous efforçons pour les faire progresser à leur manière et à leur rythme. De plus, nous avons la lourde tâche de les faire évoluer dans un contexte de classe positif et donner le meilleur de nous-mêmes afin qu’ils deviennent des « acteurs » autonomes ! Optimiser le temps de classe, c’est ça aussi : pouvoir compter sur nos apprenants, déléguer, les laisser progresser, les accompagner et leur donner les clés de la « réussite » 🙂

Construire des séquences efficaces et dynamiques sans temps morts. En tant qu’enseignants nous devons concevoir, organiser, mettre en oeuvre, établir une relation pédagogique et éducative qui donne du sens aux différents apprentissages entrant en jeu. Et pour compliquer l’affaire (comme si elle était simple), nous devons prendre en compte la situation de chaque élève, travailler en équipe et monter des projets pluridisciplinaires ! Le maitre mot est : « efficacité » ! Nous devons imposer le rythme de nos séances et les dynamiser en variant les activités (attention aux activités trop longues !). Une chose est sûre : en classe de langue, nous devons parler, écouter, échanger, jouer, vivre en français ! Ce dernier aspect est essentiel puisqu’il apporte du concret dans nos cours parfois trop souvent éloignés de la réalité.

Gérer et occuper l’espace : Bouger et faites bouger vos élèves !

De nombreux enseignants partagent leurs pratiques sur Internet et organisent même des réunions. Elles leur permettent d’échanger, de décrire leurs difficultés, d’écouter d’autres manières de faire, etc. Ainsi, ils ne gardent que ce qui leur fait sens et cela leur permet même d’avoir de nouvelles idées.

Cultivons leur envie d’apprendre !

Enseigner et apprendre à partir de schémas en classe de FLE

renforcer le françaisPourquoi le dessin ne devrait être réservé qu’uniquement aux élèves de maternelle et de primaire ?

Qu’est-ce qu’on entend par schéma en classe de FLE? Pourquoi les représentations schématiques ne devraient être réservées qu’aux filières scientifiques ? Autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre dans ce nouveau billet FLE consacré à l’enseignement et apprentissage à partir de schémas.

Les avantages des schémas : c’est plus clair, plus fluide, plus ludique. Et soyons sincères, pour les enfants, c’est beaucoup plus attractif que du texte.

  • Méthode efficace pour reproduire et par la suite, mémoriser des informations.
  • Forme logique et créative de prendre des notes : donner du sens à l’information.
  • Représenter ses idées sous forme schématique.
  • Méthode qui facilite l’organisation d’idées.
  • D’accéder à la compréhension d’un message plus facilement et rapidement.
  • D’être acteur de son apprentissage : en faisant les cartes, en participant à leur élaboration.
  • Faire des schémas en classe est une très bonne manière pour faire travailler les élèves en groupe.

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