Débat autour des devoirs

Devoirs ou pas devoirs ? Les opinions sont divergentes à ce sujet. On est pour ou on  est contre. Il y a des enseignants qui sont pour, d’autres qui sont contre, d’autre qui sont pour mais avec un bémol. Ensuite, il faut tenir compte aussi de l’opinion des parents, bref, c’est un vrai débat ! Par contre, une chose est sûre, si on demande l’avis de nos apprenants, ils seront contre, pas de doute là-dessus.

Réflexion : Une partie des apprentissages se déroule en milieu scolaire mais c’est loin d’être la plus importante. Alors, en effet, on apprend partout où on se trouve, on apprend en situation : dans la rue, en voyage, à la maison, au supermarché, etc. On apprend des autres et on apprend aux autres. Pour nous, enseignants de français, c’est une bonne nouvelle, la langue (mais aussi les élèves 😉 ) doit être en mouvement et elle doit vivre ! Les élèves doivent donc être en interaction, la majeure partie du temps. Alors, devoirs : utiles ou inutiles ?

Devoirs pratiques et personnalisés ? Si les élèves sont tous différents, apprennent d’une manière différente, ont des niveaux différents. Pourquoi auraient-ils tous les mêmes devoirs ? Une chose est sûre et valable pour tous : sans entrainement il n’y a pas de progrès et sans pratique, il n’y a pas d’acquisition de compétences. L’apprentissage surgit si et seulement si il y a pratique et expérimentation. On parle beaucoup d’individualiser les apprentissages pendant l’heure de classe, mais pourquoi ne pas le faire aussi à la maison ? On ne se pose même pas la question, mais ce serait logique n’est-ce pas ? Pourtant, dans la pratique, ça ne se concrétise pas vraiment… On a tous tendance à donner des exercices à faire à la maison et comme une évidence, les mêmes activités pour toute la classe. Il serait peut-être bon d’essayer de prendre du recul à ce sujet…

Que faire ? Comment faire ? Lorsqu’un élève ne réussit pas une tâche, il ne suffit pas d’augmenter la dose, c’est-à-dire de redonner la même activité ou du même style pour qu’il comprenne et qu’il réussisse… S’il n’a pas réussi à le faire en classe, pourquoi réussirait-il à le faire à la maison ? C’est illusoire… À contrario, c’est l’effet opposé qu’on peut obtenir et dans ce cas, les devoirs sont source de découragement et d’abandon. Il faut donc s’interroger : Pourquoi je donne des devoirs à mes élèves ? Parce qu’il n’a pas fini un exercice en classe ? Pour renforcer un point mal compris ? Parce que je donne le même exercice à toute la classe ? Avant tout, je dois me donner un but. Il y  a du positif dans les devoirs, alors il faut savoir quoi donner à faire à la maison ? À qui ? Pourquoi ? Comment ? 

Les devoirs … pour : 

  • développer l’autonomie et les bonnes habitudes de travail.
  • développer le goût du travail personnel.
  • soutenir la motivation scolaire.
  • soutenir la mémorisation.
  • généralisation les apprentissages.
  • consolider un apprentissage.
  • se sentir responsable et tenir ses engagements.

Les devoirs deviennent : 

  • un moment de plaisir où les élèves peuvent s’exprimer sur quelque chose qu’ils aiment.
  • l’occasion de développer leur créativité et de faire appel à leurs talents !
  • modulables et adaptés au rythme d’apprentissage de chacun.

Concrètement … : 

  • parler d’eux : présenter un objet fetiche, une activité ou une passion.
  • raconter un souvenir.
  • faire une vidéo : une recette – leur chambre – une chanson – une danse – un micro-trottoir – une interview …
  • donner leur opinion personnelle (sur un film, une photo, un fait d’actualité, etc.).
  • réaliser un exposé sur un sujet de leur choix.
  • proposez une liste d’activités : ils choisissent et cochent sur votre liste ce qu’ils vont faire. Ça devient un peu à la carte, ils aimeront l’idée jen suis persuadée !

En France et ailleurs, c’est un éternel débat… Toujours est-il que les choses progressent tout de même puisque le ministre de l’Éducation français défend le dispositif « devoirs faits », qui prétend que les élèves rentrent à la maison, sans devoirs (ils sont censés les faire en classe).

Pour finir, voici un petit micro-trottoir : Pour ou contre les devoirs à la maison ?

Et vous, vous en pensez quoi ? Et vos élèves ? Organisez un petit débat en classe 😉

Rappelez-vous que l’être humain apprend quand on lui fait confiance et qu’on le guide 😉

Bonne semaine !

On est tous prêts pour le carnaval !

Au carnaval, on se déguise, on défile dans les rues, quoi d’autre ? Posez donc la question à vos élèves : Que faites-vous pour le carnaval ? Le mot « carnaval » vient du latin « carne levare » qui veut dire « enlever la viande » et donc, se préparer au Carême.

Le saviez-vous ? la date du carnaval n’est jamais la même, elle change d’une année à l’autre. La date dépend de la date de Pâques. Mardi Gras, le jour du défilé du carnaval, tombe exactement 47 jours avant Pâques. D’où vient ce nom « Mardi Gras » ? Comme son nom l’indique, avant le Carême, on mange « gras » et ce fameux mardi annonce l’arrivée de la période de jeûne (le Carême). Amusez-vous à prendre un calendrier en classe : vos élèves cherchent le jour de Pâques puis décompte les 47 jours. Quel est donc le jour exact de Mardi Gras cette année ? (réponse : le 13 février).

Le champ lexical. Reprenez la question : Que faites-vous pour le carnaval ? dans l’objectif de faire parler vos élèves et de voir du vocabulaire spécifique. On attend des mots comme : défilé, se déguiser, un déguisement, chars, musique, danses, confettis, serpentins, couleurs, une parade, etc. Vous pourrez très certainement compléter cette liste avec d’autres mots propres à l’ambiance carnavlesque !

Quels sont les carnavals célèbres dans le monde ? Ils répondront très certainement près de chez eux : le carnaval de Cádiz et celui des Canaries. Ils parleront aussi sans doute du carnaval de Venise et de Rio de Janeiro. Et dans le monde francophone ? Et en France ? Connaissent-ils des carnavals célèbres ? Vous proposerez à vos élèves cette liste de carnavals célèbres dans le monde francophone. Ils devront associer chaque carnaval à sa description. (réponses : 1d – 2c – 3b – 4e – 5a).

  1. le carnaval de Nice                       a. un vrai carnaval vénitien vous attend !
  2. le carnaval de Dunkerque            b. l’emblème est un bonhomme de neige !
  3. le carnaval de Québec                 c. découvrez les 11 géants et plein de couleurs !
  4. le carnaval de Guyane                 d. vive les batailles de fleurs !
  5. le carnaval d’Annecy                    e. les stars sont les touloulous !

Le carnaval, c’est une grande fête qui ne résume pas à un seul jour mais qui s’étend parfois sur plusieurs semaine, et même plusieurs mois !

Et pendant les fêtes de carnaval, en France, on se régale. Après la les crêpes de la Chandeleur, les beignets de carnaval arrivent à grands pas ! Certains les appellent bugnes ou encore oreillettes. Peu importe, le résultats est le même, on fait tous : miam miam… Voici, pour finir, une recette toute facile 😉

Bonne semaine les gourmand(e)s et

bon carnaval !!

La Chandeleur en vidéos. Des crêpes, ça vous dit ?

Plus que quelques jours et nous dirons au revoir à janvier et bonjour à février ! Et vendredi, c’est le 2. Que se passe-t-il le 2 février ? C’est un jour important en France : c’est la Chandeleur ! C’est la fête des chandelles autrement dit, la fête des lumières. Pour tous les Français, c’est le jour des crêpes ! Comme ça tombe vendredi, pourquoi pas ne pas organiser un petit goûter-crêpes en classe de français ? On peut aussi profiter de nos prochaines séances pour faire de petites activités sur le thème de la Chandeleur.

    • Histoire de la Chandeleur : Commencez par écouter ce podcast avec vos élèves de secondaire-lycée. Ils prennent des notes puis vous leur poserez des petites questions.

  • Pour commencer, voici une vidéo qui permettra d’apporter des éléments de réponse à une question : pourquoi on mange des crêpes à la Chandeleur ?

  • La recette : ustensiles, ingrédients, quantités. Suivons la recette d’un maître-crêpier.

    • Le pliage : en 4, roulée, en triangle , etc. Comment vous les pliez ? Les élèves visionnent la vidéo, observent les pliages, les reproduisent et cherchent les noms de chacun des pliages.

  • Dossier pédagogique pour la classe : voici quelques documents utiles pour nos cours de français.

Moi, le 2 je mange des crêpes, et vous ? Et pour moi, ça sera crêpes au sucre et pour vous ?

La bande dessinée ? On adore !

Il faut l’avouer, la lecture en langue maternelle est souvent une activité fastidieuse pour les apprenants alors lorsqu’il s’agit de lire dans une langue étrangère, c’est encore pire. Une des solutions peut être la bande dessinée ! Leur faire découvrir cet art en français est très ingénieux ! Tout d’abord c’est culturel, on ne peut pas ne pas aborder la BD en classe de FLE puisque c’est l’art francophone par excellence. En France, il faut savoir que la bande dessinée fait partie des programmes scolaires français, pour le primaire.

Qu’est-ce qu’une BD ?

La bande dessinée est considérée comme un art, c’est d’ailleurs le neuvième art. La réception est double lorsque l’on lit une bd, elle est à la fois visuelle et textuelle. En effet, la force de la BD passe avant tout par ses dessins et donc le pouvoir des images !

Détour par le festival

Dans quelques jours, du 25 au 28 janvier, aura lieu la 45ème édition du festival de BD d’Angoulême. Pour en savoir plus, consultez ce document présentant le festival année après année. Vous pouvez découvrir mais aussi suivre l’essentiel du Festival sur la chaîne YouTube. Et finalement, n’oubliez pas de visionner, en classe, la programmation 2018 :

Pour en savoir plus, voici quelques pistes pour la classe de français …

À eux de jouer !

Pour travailler à partir d’une vidéo, je vous conseille celle-ci qui est très bien expliquée et très accessible :

Et après tout ça, qui sait, nos élèves deviendront peut-être des amateurs de BD ?!

Bonne semaine à tous 😉 !!

Le cinéma et son festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez

Le cinéma en classe de FLE : tout un programme, n’est-ce pas ? À l’occasion du festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, nous allons nous intéresser au 7ème art pendant quelques séances, en classe.

Le cinéma : Que connaissent vraiment nos élèves au sujet du cinéma ? Est-ce qu’ils manient le vocabulaire de base ? Pour le savoir, on leur posera des petites questions pour connaitre la situation générale :

  • Allez-vous au cinéma ?
  • À quelle fréquence ?
  • Vous préférez les films ou les séries ?
  • Vous les regardez à la maison ? Comment ?
  • Quels genres de films connaissez-vous ?
  • Quel est votre genre de film préféré ?
  • Savez-vous qui a inventé le cinéma ?
  • Connaissez-vous des acteurs/actrices français ? Lesquel(le)s ?
  • Regardez-vous des films en VO ?

Posez les questions aux élèves, ils répondent, font des phrases et vous en profitez pour apporter des infos supplémentaires. Et comme la comédie est le type de films préféré des Français, on va justement s’y intéresser puisque dans quelques jours débutera le Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez.

Un festival pas comme les autres…

Il y a tout juste un an, le Festival fêtait ses 20 ans ! Plusieurs films y ont été découverts en avant-première comme le film « Bienvenue chez les Ch’tis ». C’est aussi un tremplin pour de nombreux comédiens. C’est un des seuls festivals en Europe qui a pour thématique la comédie. Dans une ambiance conviviale, les projections se succèdent et on peut signaler une autre particularité : l’accès y est libre (dans la limite des places disponibles).

Consultez le programme de cette année en classe. Pour cette nouvelle édition, l’humoriste et comédien Franck Dubosc assume le rôle de Président du jury.

Des projets collectifs autour du cinéma.

Une fois que le vocabulaire semble plus ou moins maitrisé et qu’on a transmis à nos élèves quelques références culturelles, on peut organiser un projet autour du cinéma. Selon le projet que l’on choisira (ou que chaque groupe choisira), il nous occupera plus ou moins de temps dans l’année. On peut leur proposer de choisir entre :

–        un micro-trottoir : faites-leur écouter des exemples de micros-trottoirs – analyser-les – à leur tour les élèves écrivent le scénario et les questions qu’ils poseront à leurs camarades – réalisation du micro-trottoir et enregistrement – analyse des réponses en groupe – écoute de l’extrait en classe puis présentation des résultats.

–        un concours de courts métrages : les élèves, par groupe, choisissent un thème et écrivent le synospis (ouverture, déroulé, événement(s), chute) – ils découpent leur film en scènes et en séquences – puis finalement ils réaliseront le tournage puis le montage. Voici quelques idées qui pourront vous aider à leur transmettre quelques notions (même s’ils s’y connaissent certainement mieux que nous).

Les films français ont la cote, la fréquentation des salles bat son plein ! Profitez-en pour faire l’éloge des films français et pourquoi pas transformer votre salle de classe en salle de cinéma de temps en temps 😉.

Des idées de choses à faire au moment de Noël, à l’école et ailleurs.

Le mois de décembre est toujours un mois particulier car la magie de Noël opère de différentes manières. Et puisque c’est notre dernier billet de 2017, votre dernière semaine de cours de l’année (!!), nous allons faire une petite liste de choses à faire au moment de Noël, à l’école et ailleurs. En classe, vous êtes très certainement en pleines activités autour du thème des fêtes de fin d’année.

Commençons par faire une liste des choses à faire tout au long du mois : une bonne manière de travailler le vocabulaire. Continuer la lecture

Préparons l’arrivée du Saint-Nicolas

Depuis la semaine dernière, nos billets nous offrent un avant-goût de Noël, ou du moins de la magie du mois de décembre et des fêtes qui l’accompagnent. Cette semaine, nous vous invitons à préparer l’arrivée du Saint-Nicolas et nous nous proposons de faire découvrir cette tradition du nord et nord-est de la France, à nos élèves, en classe.

Une grande partie de nos élèves ignore qui est le Saint-Nicolas, il est donc utile de commencer par leur projeter une photo de ce personnage. On peut aussi leur passer cette vidéo. Laissez-les réfléchir et dire ce qui leur vient l’esprit : « Qui est-il ?  » – « Faites une description physique » – « À qui vous fait-il penser ?  » – … . Ils répondront sans doute qu’il ressemble au Père Noël, mais laissez-les réfléchir sur le fait que c’est peut-être le contraire.

Quand a lieu cette fête ? Les élèves prennent un calendrier et cherchent quand a lieu la Saint-Nicolas; c’est-à-dire : Quel jour de l’année, fête-t-on les Nicolas ? (peut-être avez-vous un élève qui s’appelle Nicolas !). On les laissera chercher par eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils trouvent la date exacte, le 6 décembre.

Quelle est la légende du Saint-Nicolas ? C’est l’histoire de 3 petits enfants, qui se sont perdus dans les champs. Il commença à faire nuit et ils furent incapables de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Ils virent de la lumière et frappèrent à la porte d’une maison. C’était la maison du boucher, un méchant homme, qui avait découpé les enfants en morceaux et les avaient laissés dans le saloir. Au bout de sept ans, le Saint-Nicolas alla frapper chez le boucher, lui demanda qu’il ouvre la porte du salir et il fit alors un miracle : les 3 enfants réapparurent vivants !

Le protecteur des enfants : le Saint-Nicolas, c’est aujourd’hui, le patron des écoliers. À la base, c’est un évêque. Il vit en Turquie (IIIº-IVº siècle).

Le Saint-Nicolas c’est donc une légende qui se transmet et une chanson qui s’apprend en classe :

Comment on célèbre la Saint-Nicolas aujourd’hui ? 

  • Le Saint-Nicolas rend visite aux enfants dans les écoles et leur distribue des bonbons et des friandises.
  • Le Père Fouettard, qui accompagne le Saint-Nicolas, est un Monsieur qui, fait peur aux enfants et qui distribue des triques aux enfants qui ne sont pas sages.
  • Dans les villes, on fête aussi le Saint-Nicolas. Un défilé est organisé, le plus beau est certainement celui de Nancy où en plus du défilé, un spectacle de sons et lumières est projeté sur la Place Stanislas.

Cette année, la ville de Nancy nous donne rendez-vous le week-end prochain, pour vivre un moment exceptionnel ! Le grand défilé aura lieu le 2 décembre. Et voici un avant-goût de ce qui nous y attend !

Alors, on y va ? Ça vous dit ?

 

 

Compte à rebours pour le calendrier de l’avent en français

Il ne reste plus que quelques jours avant le mois de décembre. Le compte à rebours à commencé et pour cela, nous vous proposons aujourd’hui quelques idées pour créer votre propre calendrier de l’Avent pour la classe.

Principe du calendrier de l’Avent : Maintenant, on voit des calendriers de l’Avent un peu partout, sur internet, dans les supermarchés, dans les écoles, dans les bâtiments officiels, etc. Il en existe de toutes sortes et de toutes les formes. Mais, d’où vient cette tradition ? On posera quelques questions à nos élèves en classe : Qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Quel est le principe ? Pour qui a-t-il été créé ? … Voici quelques éléments de réponse : c’est une tradition allemande. Il a été créé au XIXº siècle, pour faire patienter les enfants avant Noël. Depuis le VIº siècle, l’Avent est la période qui précède Noël. Vers 1850, les premiers calendriers apparaissent. Il se compose de 25 (en fait, entre 22 et 28) fenêtres (ou portes) à ouvrir. À l’intérieur se cachaient des images ou des paroles de l’Évangile. Ce n’est qu’en 1920 qu’apparûrent les premiers calendriers tels que nous les connaissons aujourd’hui. Le premier calendrier avec des chocolats est né en 1958. Dans les années 90, ils ont commencé se répandre un peu partout; avant cette date, on n’en trouvait pratiquement qu’en Alsace et en Allemagne. J’ai grandi dans le Nord-Est de la France et tous les ans j’avais mon calendrier ! Et autant vous dire qu’enfant, on n’attend qu’une chose : que ce soit le 1º décembre pour ouvrir la première porte et enfin découvrir la surprise, le chocolat ou le petit cadeau qui nous attend !!

Quelques idées pour la classe : comptez les jours de classe de français que vous avez avec vos élèves du 1º décembre jusqu’au vacances. Et enfant, on n’attend qu’une chose : que ce soit le 1º décembre pour ouvrir la première porte et enfin découvrir la surprise, le chocolat ou le petit cadeau qui nous attend !!

Qu’enfermer dans notre calendrier ? :

  • des cartes blagues / devinettes : « – Que se dit un sapin qui arrive en retard le soir du reveillon ? – Je vais encore me faire enguirlander. »
  • des cartes charades : « Mon premier est une consonne – mon second est une couleur – mon tout est est une saison. »
  • des cartes énigmes
  • des cartes rébus
  • des cartes révisions
  • des expressions et du vocabulaire de Noël
  • des chansons de Noël
  • des vidéos de Noël
  • des contes de Noël
  • des histoires de Noël (origines du sapin – des boules de Noël – des crèches – …)
  • des photos de marchés de Noël
  • un mot-croisés sur Noël
  • une recette de petits gâteaux de Noël
  • des jeux sur le thème de Noël

Et pour les bricoleurs / bricoleuses, voici un tuto très sympa pour fabriquer soi-même son propre calendrier de l’avent pour la classe :

Et maintenant, petits et grands, on se met au travail et on attend tous le 1º décembre avec impatience, pas vrai 😉 !!

 

2 systèmes éducatifs : panorama général

Ce nouveau billet FLE nous amène à parler de l’école, à analyser et interpréter deux systèmes éducatifs, le français et l’espagnol. Afin d’introduire le sujet en classe, on va tout d’abord demander aux élèves s’ils aiment l’école. On pourra les faire échanger en groupe, un secrétaire notera les aspects positifs et les aspects qu’ils aiment le moins. Si le sujet les inspire, n’hésitez pas leur poser d’autres questions, notez-les au tableau, cela les guidera dans leur réflexion. Cette semaine, le thème traité nous permet réellement de travailler l’expression orale et l’interaction.

Par exemple :

  • Que représente l’école pour toi ?
  • Quelle anecdote souhaites-tu partager ?
  • Quel est ton meilleur souvenir à l’école ?
  • Et ton pire souvenir ?

Activité de découverte : Nous allons commencer par parler du parcours scolaire de la maternelle jusqu’au lycée, en passant par le collège. Pour cela, vous leur projetterez cette infographie. Puis, en complément, on pourra visionner cette vidéo très claire et sous-titrée en espagnol !

Le moment est venu de les laisser travailler en groupe : ils échangent des idées, les classent, prennent des notes afin de pouvoir établir leurs comparaisons. Invitez-les à  écrire et à faire des schémas afin de visualiser facilement ce qui diffère d’un système à un autre.

Rythmes scolaires : Dans cette section, il s’agira d’évoquer le thème des horaires et des vacances. À quelle heure commence l’école le matin ? Et l’après-midi, à quelle heure vous sortez ? Est-ce la même journée qu’en France ? Vous allez à l’école du lundi au vendredi ? En France, depuis cette année, de nombreuses écoles ont fait le choix de revenir à la semaine de 4 jours, en laissant le mercredi libre comme c’était le cas avant. En France, c’est toujours un sujet qui fait débat. Faites-les réagir sur le sujet en leur posant des questions : Qu’en pensez-vous ? À votre avis pourquoi les enfants ne vont pas à l’école le mercredi ? Quelles sont les raisons ?

Les vacances : Faites-les travailler sur ce document : Les élèves, en groupe, observeront seuls, que la France est divisée en 3 zones et que les dates de vacances ne coincident pas, mais pourquoi donc ? À eux, d’émettre des hypotèses à ce sujet. Ils devront également souligner le fait qu’il y a plus de périodes de vacances qu’en Espagne. Qu’en pensent-ils ?

Pour leur fournir des documents qui leur permettent de comparer, vous pourrez imprimer les calendriers scolaires des différentes régions (autre particularité espagnole, à souligner : les jours fériés et les variations de calendrier, d’une région à une autre).

Emplois du temps. Comparez les emplois du temps. Vous sélectionnerez quelques emplois du temps-types que vous trouverez sur internet. Les élèves, par groupe, échangeront : similitudes – différences – opinions – etc.

Créativité : L’emploi du temps idéal. Chaque apprenant est invité à créer l’emploi du temps idéal. Il le présentera à la classe et sera ensuite amené à défendre ses idées. Chaque sera libre de réagir, de poser des questions, d’exprimer son accord ou son désaccord, d’expliquer pourquoi, etc. Vous aurez, vous-même, de votre côté, préparé des questions : à quel moment de la journée êtes-vous le plus concentrés ? Quelles sont donc les matières à privilégier sur ces tranches horaires, selon vous ? Quelles matières préférez-vous le matin ? et l’après-midi ? Et le vendredi en dernière heure, que fait-on (du français, des maths, du sport, etc. ?) ?

C’est la semaine du goût à l’école !

Cette semaine, je vous propose un billet FLE avec beaucoup de « goût » puisque c’est la

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semaine du goût en France. En effet, du 9 au 15 octobre 2017, on fête le goût, dans les écoles mais pas seulement. De nombreuses animations sont organisées à cette occasion, un peu partout.

On l’a répété à plusieurs occasions, nos élèves (et les enfants en général) apprennent en faisant. Mais si on fait intervenir les 5 sens, on est complètement dans l’expérience réelle et vécue ! Alors, vivre son apprentissage est un besoin ! La prédagogie active fait partie de ce qu’on appelle la pédagogie expérientielle : la compétence entre en action !

Présentation de l’événement : cet événement autour du goût en est à sa 28ème édition. Au début, on parlait de « Journée du goût » mais désormais, c’est une semaine complète que l’on dédie au goût ! À l’origine de la fête du goût, les industriels du secteur du sucre. Le ministère de l’Éducation nationale est partenaire de l’événement. Quel est l’objectif en fait ? Posez la question à vos élèves. Il s’agit avant tout d’éduquer les consommateurs et surtout les enfants, au goût, mais aussi : aux goûts. En 1990, on décide donc de créer cet événement, depuis, plusieurs pays ont repris et développé l’idée.

Débat autour du sucre et du bien manger : il faut savoir qu’au début, un des objectifs était aussi de contrer la mode du « light » en dénonçant la substitution du sucre par d’autres composants. Demandez à vos élèves ce qu’ils en pensent : le sucre est-il important ? Pourquoi ? Aujourd’hui, on parle surtout du bien manger et on cherche à sensibiliser les plus jeunes. De même, on leur demande ce que c’est de bien manger.

Initiatives : Des leçons de goût totalement gratuires, sont proposées dans les écoles en France, l’enseignant n’a qu’à s’inscrire et à solliciter sa leçon, un intervenant se rendra dans son école, le jour souhaité. Ce professionnel de la terre et de l’assiette transmettra ses connaissances aux élèves et leur proposent des activités ludiques autor du goût. Qui sont ces professionnels ? Vos élèves répondent : des artisans, des agriculteurs, des producteurs, des chefs, etc. Des animations ont lieu partout en France, vous n’avez qu’à consulter le programme selon votre région ! Il y a même un jeu de piste très amusant : prêts pour la chasse au trésor !

Avec nos élèves : Comme nous ne sommes pas en France, nous ne pouvons pas prétendre à recevoir ces leçons de goût. Cependant, nous pouvons organiser de petits ateliers ludiques autour des aliments. Lancez le sujet en leur posant des questions : Aimez-vous manger ? Qu’est-ce que vous aimez manger ? Est-ce important de bien manger ? Qu’est-ce qui fait que vous avez envie de manger telle ou telle chose ? La vue est importante au moment des repas ? Pourquoi ? Avec les plus grands, on mettra en place des discussions-débats sur le thème de la nourriture : les aliments bio, l’alimentation et la santé, etc.

Dans ce sens, on affirmera bien évidemment que les cinq sens sont en éveil au moment de manger :

  • la vue : la vue nous aide à reconnaitre ce que l’on mange. Une jolie présentation nous fait envie, une assiette bien présentée de même. En effet, la vision nous met en appétit. Nous sommes beaucoup plus à l’aise avec la vision. Depuis tout petit, nous reconnaissons les objets qui nous entoure par la vue. La vision nous met en alerte face à un aliment périmé, trop mûr ou encore que l’on n’aime pas. Les aliments et les couleurs : on proposera de petites devinettes ! On pourra aussi prononcer le nom d’un aliment et les élèves devront lui associer la bonne couleur.
  • le toucher : on pourra leur faire toucher des aliments les yeux bandés et ils devront reconnaitre de quoi il s’agit. On pourra même former des équipes, on enfermera dans des sachets divers ingrédients : des pâtes, du riz, de la farine, du sucre, etc. C’est très amusant !
  • l’odorat : pas si simple de travailler l’odorat en classe de français, n’est-ce pas ? Une fois n’est pas coutume, à l’occasion de cet événement, on réalise des activités qu’on n’a pas l’habitude de faire ! Et pour l’odorat, rien de tel qu’un petit jeu olfactif où on met notre nez à l’épreuve ! Qui reconnaitra les odeurs proposées parmi sirop de fraise, jus de pomme, sirop de menthe, etc.
  • l’ouïe : lorsque l’on mange nous avons l’occasion d’entendre des bruits liés à notre dégustation. Alors, écoutons, reconnaissons et identifions ! Tout commence dès l’emballage, soyons imaginatifs ! Faites remarquer à vos élèves que la langue détecte la saveur alors que le nez, l’arôme.
  • le goût : différencier les saveurs des aliments : sucré, salé, acide, amer.

D’autres idées d’activités : le thème du goût et de la nourriture nous ouvre un large éventail d’activités à développer en classe. On peut :

  • parler des métiers autour de l’alimentation, de la cuisine, de la production et de l’élevage.
  • choisir un aliment, un produit et voir son cycle de vie, ses dérivés, etc.
  • choisir un chef étoilé de sa région et faire une recherche sur sa formation, ses idées, sa philosophie, etc.
  • les expressions autour des aliments (ramener sa fraise, marcher sur des oeufs, etc.)
  • la table française a du goût. On abordera le sujet des lois de la table : le politesse, le vocabulaire, etc.
  • les plats typiques français
  • le tour du monde des aliments (les plats d’ailleurs)
  • les aliments et les saisons (fruits et légumes)
  • travailler sur une recette
  • organiser un petit-déjeuner ou un goûter typique français en classe.
  • etc.

La nourriture, la cuisine et les repas font partie intégrante de la culture française. Allons-y goûtons ! C’est en goûtant que la liste des aliments que nous aimons s’allonge !! Et le goût, comme nous l’avons vu, est une expérience sensorielle unique qui inclut nos 5 sens !

C’est parti pour une semaine riche en expérience gustative, en français !