Strasbourg : Étape nº4 de notre tour des capitales des nouvelles régions.

Comme tous les derniers lundis du mois, nous vous donnons rendez-vous pour une nouvelle étape de notre tour des capitales des nouvelles régions. Cette semaine, pou l’étape nº4, cap au nord-est, dans la région Grand-Est. Quelle est la capitale de cette grande région ? Bien sûr, il n’y a pas vraiment de doute, il s’agit d’une capitale européenne : c’est Strasbourg !

Présentation : Bienvenue à Strasbourg ! Avant, c’était la capitale de l’Alsace, mais depuis la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes, c’est la capitale de la région nord-est, la région Grand-Est. Le nom « Strasbourg » signifie « ville des routes » et ce n’est pas pour rien. En effet, la ville est situé au Carrefour de l’Europe. C’est une ville à fort patrimoine historique. Prêts à découvrir Strasbourg : ses rues piétonnes, ses maisons typiques, sa gastronomie, etc. ?

Quel est le symbole de la ville ? Strasbourg n’a pas vraiment d’animal symbole mais l’Alsace, si et c’est la cigogne ! En effet, la cigogne blanche vit à l’état sauvage dans cette région depuis des siècles. Si vous allez à Strasbourg au printemps, levez les yeux, les cigognes sont de retour et installent leur nid sur les toits des maisons alsaciennes.

La gastronomie : Je vous conseille de demander à vos élèves de faire une petite recherche « gastronomique » : Que mange-t-on à Strasbourg ? Quels sont les plats typiques ? Cela leur permettra de voir que les noms ne sont pas si simples que ça à prononcer ! Pourquoi ? Posez-leur la question. La gastronomie est bien plus qu’un art de vivre, elle fait partie de la culture. Ils trouveront bien évidemment la bière : 50% de la bière nationale est produite en Alsace, la choucroute, le pain d’épices, le baeckeoffe, la tarte flambée, les spaetzle, les bredele, le kouglof, etc. Et comme les plats sont vraiment propres à cette région et sûrement méconnus de vos élèves, on pourra leur demander de faire un travail en binôme. Chaque groupe choisit un plat et propose un bref exposé à la classe.

La Petite France : se promener dans ce quartier pittoresque, au détour des rues bordées de maisons à colombages, un vrai régal au bord de l’eau ! La Petite France est située sur la Grande Île, classée au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Deux chiffres : 142 mètres, c’est la taille de la Cathédrale de Strasbourg. Elle est impressionnante et vous saviez que pendant 200 ans, elle est restée l’édifice le plus haut du monde ?!

Le saviez-vous ? : à Strasbourg, Noël est bien plus qu’une tradition ! Si vous voulez être émerveillés, la meilleure date pour aller à Strasbourg, c’est le mois de décembre ! Alors, même s’il fait froid, il fait tellement bon se promener sur le  marché de Noël de Strasbourg, un des premiers marchés de Noël, classé parmi les plus beaux d’Europe, si ce n’est le plus beau !

Je vous laisse juger par vous-mêmes !

 Alors, ça ne donne pas envie d’aller faire un petit tour à Strasbourg ?

Je vous donne revndez-vous dans un mois pour notre 5º étape 🙂

Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

Le nombre d’heures de cours de français hebdomadaire étant si limité, on sera tous d’accord, nous devons user de stratégies pour profiter au maximum du temps de classe. Comment fait-on cela ? Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

La première des choses, c’est la gestion de classe. Cette dernière constitue la base à partir de laquelle on va pouvoir construire nos séances dans un climat propice à l’enseignement (et ce n’est pas toujours chose simple !). Elle vise à optimiser le temps d’apprentissage en classe en gérant le comportement des apprenants ainsi que les contenus pédagogiques et didactiques abordés en classe. Il est donc recommandé de créer un climat favorable à l’apprentissage en instaurant des routines et en posant de manière claire les règles de vie et de fonctionnement. Pour cela : prévoir des retours au calme, des transitions entre les activités, nommer des responsables, des gardiens du silence par exemple, etc.). Et surtout, dès le debut, soyons clairs et cohérents et restons-le !

Voir vos apprenants comme des « acteurs ». Faire cours n’est pas ou n’est plus une démonstration collective de son savoir. En tout cas, ça ne devrait pas l’être. Nos apprenants sont uniques, nous le savons et nous nous efforçons pour les faire progresser à leur manière et à leur rythme. De plus, nous avons la lourde tâche de les faire évoluer dans un contexte de classe positif et donner le meilleur de nous-mêmes afin qu’ils deviennent des « acteurs » autonomes ! Optimiser le temps de classe, c’est ça aussi : pouvoir compter sur nos apprenants, déléguer, les laisser progresser, les accompagner et leur donner les clés de la « réussite » 🙂

Construire des séquences efficaces et dynamiques sans temps morts. En tant qu’enseignants nous devons concevoir, organiser, mettre en oeuvre, établir une relation pédagogique et éducative qui donne du sens aux différents apprentissages entrant en jeu. Et pour compliquer l’affaire (comme si elle était simple), nous devons prendre en compte la situation de chaque élève, travailler en équipe et monter des projets pluridisciplinaires ! Le maitre mot est : « efficacité » ! Nous devons imposer le rythme de nos séances et les dynamiser en variant les activités (attention aux activités trop longues !). Une chose est sûre : en classe de langue, nous devons parler, écouter, échanger, jouer, vivre en français ! Ce dernier aspect est essentiel puisqu’il apporte du concret dans nos cours parfois trop souvent éloignés de la réalité.

Gérer et occuper l’espace : Bouger et faites bouger vos élèves !

De nombreux enseignants partagent leurs pratiques sur Internet et organisent même des réunions. Elles leur permettent d’échanger, de décrire leurs difficultés, d’écouter d’autres manières de faire, etc. Ainsi, ils ne gardent que ce qui leur fait sens et cela leur permet même d’avoir de nouvelles idées.

Cultivons leur envie d’apprendre !

5 idées créatives pour la classe de français (chapitre I)

Cette semaine, nous avons décidé de parler de créativité. Moi qui ai l’habitude de côtoyer des professeurs de français un peu partout en Espagne, je peux vous assurer qu’en général, les professeurs de secondaire sont à la recherche d’idées créatives. Il est vrai que lorsque je leur pose la question : « Pensez-vous que vous êtes créatif / créative ? », la plupart d’entre eux me répond de manière négative après une certaine hésitation. Pour la même question posée aux professeurs de primaire, la réponse change radicalement : eh oui, les enseignants du primaire, en règle générale, sont créatifs ! C’est normal me direz-vous, certes, on travaille beaucoup plus la créativité et l’imagination en primaire, mais pourquoi donc ?! Nous pouvons nous aussi, professeurs de secondaire, faire preuve de créativité ! Pour cela, nous vous avons concocté une petite liste de bonnes idées ! En effet, voici des modèles, des activités, des techniques et des postures pédagogiques. En espérant que tout ceci pourra vous aider à construire des interventions à même de stimuler l’envie d’apprendre des apprenants.

Définition : Qu’est-ce que la créativité ? D’après le dictionnaire, c’est la capacité qu’a un individu à imaginer et à réaliser quelque chose de nouveau. Alors, nous, dans notre cas, on va travailler sur notre pouvoir de création mais une de nos tâches est de développer celui de nos apprenants ! On y va ! Vous allez voir qu’il s’agit surtout bien souvent d’oser !

–      Supports pédagogiques variés : une preuve de notre créativité est bel et bien ce

White conceptual keyboard – France (key with flag)

qui se résume par cette capacité à changer de supports. En effet, nous passons d’un support à l’autre aisément, nous sommes aussi fort capables d’improviser par moments. En bref, il s’agit de varier les cours, d’avoir recours à toutes sortes de documents c’est-à-dire aborder les différentes compétences linguistiques et communicatives sous des formes variées.

–      Classe inversée : Ce principe pédagogique est de plus en plus présent dans nos classes. Le professeur s’efface peu à peu, finis les cours magistraux et cette démonstration collective de son savoir. Aujourd’hui, les contenus théoriques ont tendance à être travaillés à la maison et la classe devient un « atelier » dans lequel, comme son nom l’indique, on pratique, on manipule, on fait ! Et le professeur dans tout ça ? Il a un rôle clé, il a un rôle de conseiller et d’accompagnateur.

–      Évaluation par les pairs : je dois rendre mes élèves le plus autonomes possible et pour cela, je les aide à être capables de juger leur travail dans un premier temps et celui de leurs camarades dans une seconde phase. Ça prend du temps, on est d’accord, mais c’est tellement formateur pour vos apprenants ! C’est un exercice qui les aidera dans le futur que celui de savoir s’évaluer et porter un jugement objectif.

–      Tempête d’idées : Au moment d’aborder un nouveau thème en classe, une nouvelle unité, une nouvelle leçon, etc., on organise une séance génératrice d’idées. Les élèves ont toujours des idées préconçues, leurs propres représentations et connaissances préalables alors on les laisse s’exprimer ! C’est indispensable pour l’estime de soi ! Ils se sentent partie intégrante de la classe et du cours puisqu’on compte sur eux ! La qualité des idées importent peu. À contrario, ce qui est très intéressant c’est la quantité des idées, qui sera génératrice de nouvelles idées ! Vous connaissez l’effet boule de neige 😉 ?!

–      Bâton : c’est un des éléments indispensables de mon cours. Le bâton permet de travailler le respect de l’autre. Comment on fait ? C’est simple, prenez un bâton, lancez un sujet de débat ou de conversation ou un thème (un seul mot parfois) et les élèves doivent parler (faire des phrases ou dire des mots selon l’objectif visé). Cependant, le bâton sert à mettre de l’ordre, les élèves se passent le bâton, c’est celui qui a le bâton qui a la parole. Pendant ce temps, ses camarades doivent écouter. Un excellent exercice de tolérance et d’écoute de l’autre !

Pour conclure ce nouveau billet créatif, je vous propose de finir sur une touche d’humour. Avant, je vous pose une question : « Êtes-vous gaucher (gauchère) ou droitier (droitière) ? ». Lisez cet article et découvrez le pouvoir créatif des gauchers !

Très bonne semaine à toutes et tous !

La dernière avant des vacances bien méritées 😉

Bordeaux : Étape nº3 de notre tour des capitales des nouvelles régions.

Les habitués attendent ce moment avec impatience, le dernier lundi de chaque mois, nous publions un nouveau billet de notre nouvelle saga : le tour des capitales des nouvelles régions de France. Cette semaine, pour notre 3º étape, nous faisons escale dans la région Nouvelle Aquitaine. Et, quelle est la capitale de cette nouvelle région ? Bien vu, il s’agit de la ville de Bordeaux. Alors, suivez-moi et partons à la découverte de cette jolie ville !

Présentation : Parmi toutes les grandes villes de France, Bordeaux, fait partie des villes où il fait bon vivre. En effet, elle est réputée pour sa qualité de vie. Au cours des dernières années, il y a eu de nombreux travaux et c’est une ville dynamique, attractive et resplendissante que nous allons visiter cette semaine ! Afin de proposer un exercice de géographie, on demander à nos élèves de situer Bordeaux sur la carte de France. Elle est situé entre l’Océan Atlantique et le fleuve, la Garonne. L’eau est donc très presente et savez-vous pourquoi la ville porte le nom de « Bordeaux » ? Posez la question à vos élèves. Sont-ils capables de faire le lien entre sa position privilégiée « au bord de l’eau » et son nom ? Finalement, c’est sa position qui lui a donné son nom.

Une ville incontournable à l’échelle internationale : Bordeaux a été élue deuxième destination incontournable du monde, en 2016, par le New York Times, ville préférée des français selon le CSA, reconnue « European Best Destination » par les internautes avec plus de 40.000 votes recueillis … La ville accumule les titres, nationaux et internationaux. Depuis 2015, elle est devenue la destination européenne à la mode.

La gastronomie et le vin : il s’agit d’une région viticole. D’ailleurs, la ville est souvent connue pour les vins de Bordeaux. Tout le monde a entendu parler des vins de Bordeaux. Saviez-vous que les origines viticoles de cette région remontent à plus de 2000 ans ! Des vignobles existaient déjà avant l’arrivée des Romains ! Si vous allez à Bordeaux, vous devez obligatoirement visiter un centre culturel inédit entièrement dédié au vin : La Cité du Vin. Amants du vin ou non, vous serez emerveillés devant l’architecture du bâtiment, qui constitue un voyage en elle-même. Profitez-en pour montrer des photos de la Cité du Vin en classe, aux élèves et demandez-leur ce que ça représente, à quoi ça leur fait penser ? (le vin qui tourne dans le verre, le fleuve la Garonne, en mouvement, etc.).

Le saviez-vous ? : Le lieu le plus photographié de Bordeaux est le miroir d’eau.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AMiroir_d’eau_Bordeaux_5.jpg

Situé face à un lieu emblématique de la ville, la Place de la Bourse, c’est une scène de jeu permanente pour les enfants qui jouent les pieds dans l’eau, un endroit où flânent les amoureux, où on se rafraichit en été, etc. Demandez à vos élèves de chercher des photos, vous en verrez de magnifiques sur Internet : notamment celle de la Place de la Bourse reflétée dans le plus grand miroir d’eau du monde. Cette photo, de nuit, est tout simplement superbe !

Un chiffre : 2007, c’est l’année qui marque l’inscription du Port de la Lune de Bordeaux au Patrimoine de l’UNESCO. Qu’est-ce que le « Port de la Lune »? Posez la question en classe. Alors, oui, c’est tout simplement le nom du port de Bordeaux ! Mais pourquoi la Lune ? Encore une recherche à faire ou un travail d’observation et de description à partir du blason de la ville.

Et pour finir, je vous offre des images  ! Voici le clip de la ville : une merveille !

Le slam, l’art de la poésie chantée

Pourquoi avons-nous choisi de parler de poésie et de slam au mois de mars ? Tout d’abord parce que la poésie est un art, nos élèves l’étudient très certainement en espagnol, mais l’aborder en classe de français est aussi un très bon exercice. Quel est le rapport avec le mois de mars me direz-vous ? Posez d’abord la question à vos élèves. C’est un mois important pour la langue française, en général :

De plus, est-ce que vous connaissez le Printemps des poètes ? Il s’agit d’une manifestation nationale et internationale qui a pour vocation de sensibiliser à la poésie sous toutes ses formes. Cette année, pour sa 19º édition, le Printemps des poètes nous invite à explorer le continent de la poésie africaine francophone.

Qu’est-ce que le slam ? C’est une poésie originale – moderne – orale – collective. C’est un art de la performance poétique. Tout comme la poésie, il met en jeu des voix, des mots, des émotions. Cependant, les règles sont les règles et le slameur doit les respecter. Tout d’abord, les textes doivent être dits à cappella. Ensuite, le texte ne doit pas excéder 3 minutes.

Et il n’y a pas mieux pour nous en parler que Grand Corps Malade ! Voici ce qu’il nous en dit : C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l’envie de jouer avec des mots. Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage. 

Le slam avec mes élèves de français ? Pour commencer, les élèves feront des recherches sur le slam : ce que c’est, d’où ça vient, depuis quand ça existe, etc. (Ces rencontres poétiques ont été créés à Chicago dans les années). Soulignons que les slameurs revendiquent leur appartenance à la lignée littéraire traditionnelle. Sachez que le slam a investi les établissements scolaires et autres institutions culturelles, depuis plusieurs années déjà. Il s’agit d’une nouvelle approche de la poésie ainsi qu’un travail de l’oral. Qu’est-ce qui plait aux jeunes ? Les sonorités, les textes, l’écriture, le côté ludique, etc. Pouvoir jouer avec les mots ainsi et en français, c’est un exercice très intéressant et à la fois enrichissant !

Ensuite, pour faire dans le concret, car, comme vous le savez tous, nos cours doivent être le plus possible connectés à la réalité. Vous pouvez leur faire découvrir l’histoire incroyable de Grand Corps Malade. Cela tombe bien que nous parlions de slam cette semaine car Grand Corps Malade est sur les écrans avec le film adapté de sa propre histoire, une histoire qui marquera plus d’un de vos élèves !

Et voici un exemple de slam avec le clip officiel :

 Et pour finir, montrez la bande annonce du film, en classe à vos élèves :

 C’est une activité différente qui donnera le goût de la lecture à vos apprenants, enrichira leur culture et leur offrira la possibilité de créer en se mettant dans la peau d’un poète. La poésie ou le slam est un support trop peu exploité en classe de FLE, je « nous » encourage vivement à l’intégrer à nos cours !

La semaine de la langue française et de la Francophonie

Chaque année, le 20 mars, est célébrée la Journée internationale de la Francophonie. C’est une journée importante puisque nous célébrons la Francophonie dans le monde entier ! Cette année, la semaine de la langue française et de la Francophonie se déroule du 18 au 26 mars 2017. C’est alors l’occasion de célébrer la langue française à travers de nombreuses animations organisées un peu partout. Les professeurs de français dans le monde ont l’habitude d’organiser des activités autour de cette grande fête de la langue française ! Pour cela, je vous propose, à l’avance, ce billet qui vous donnera, je l’espère, quelques pistes.

Tenons-nous informés grâce à internet et aux réseaux. La Semaine de la langue française et de la Francophonie a été créée en 1995 à l’initiative du Ministère de la Culture et de la Communication. Elle est organisée chaque année autour du 20 mars, journée internationale de la Francophonie. Tout le monde se sent concerné : les Ambassades de France, les consulats, les universités, les entreprises, les écoles. Consultez les évènements, faites même une recherche par ville, région ou même pays.  Pour trouver un événement (ateliers artistiques, spectacles, expositions, soirées festives, conférences, lectures etc.) ou en ajouter un, rendez-vous sur le site du 20 mars. Et puis, plus près de chez nous, ici, en Espagne, consultez les manifestations organisées à Madrid : cinéma, théâtre, conférences (…). Organisez votre agenda 😉

Cette semaine offre au grand public l’occasion de manifester son attachement à la langue française en célébrant sa richesse et sa diversité. Dans le cadre de cette Semaine, l’opération « Dis-moi dix mots » invite à créer des événements littéraires ou artistiques en mettant en avant dix mots de la langue française. D’ailleurs, il y a quelques semaines, nous avions dédié un billet à cette opération. Téléchargez le dépliant des 10 mots, il propose des définitions, des jeux, des textes, etc. Voici une petite idée sympa pour vos prochains cours : travailler sur les petites vidéos des 10 mots de cette année.

Cette semaine étant un petit peu spéciale, on fêtera la langue française à notre manière en proposant des ateliers en classe. Les élèves passeront d’un atelier à un autre : ateliers d’écritures, jeux linguistiques, dictées, slam, concours, lectures, affiches, etc. C’est donc une bonne excuse pour jouer avec les mots et découvrir ou faire découvrir les subtilités de la langue française. Et en parlant de « dictée », la parrain de cette nouvelle édition est Bernard Pivot, un vrai passionné de la langue française. Ça donne tout de suite envie de faire une petite dictée, n’est-ce pas 😉 ?

C’est une semaine heureuse pour tous les francophones et tous les amoureux de la langue française. Et vous, comment allez-vous fêter cette 27ème édition ?

Mobilisons-nous pour faire partager le plaisir des mots.

La lecture et ses bénéfices pour les apprenants de FLE

Nous, enseignants de français, nous savons bien que nos élèves ne sont en général pas très « amis » avec la lecture. Voilà un nouveau défi qui se présente ! En effet, nous allons voir comment leur donner goût à la lecture, puisque être ado et aimer la lecture n’est pas incompatible. Découvrons, à travers ce billet FLE, les bénéfices de la lecture pour nos apprenants car lire doit avant tout être un plaisir. Nous allons donc décortiquer quelques bonnes manières à prendre pour que nos élèves sentent  le plaisir de lire mais qu’ils voient aussi l’utilité de la lecture.

Comme dans toutes les matières, il faut apporter du concret et du réel dans nos cours. Pourquoi ? C’est très simple. Les élèves ont besoin de motivation, de sentir que ce qu’ils font en classe leur sert à quelque chose.

Les bénéfices de la lecture : demandez à vos élèves de noter sur un petit post-it un avantage de la lecture. Or, s’ils en ont plusieurs (ce qui est normal), ils écrivent sur plusieurs post-it. Ensuite, interrogez-les un par un, puis, ils vont coller leur post-it au tableau et expliquent à voix haute, l’avantage. On procède ainsi de suite et à la fin, le tableau devra être bien rempli. Enfin, voici une liste des principaux avantages à citer obligatoirement :

  • la lecture augmente les compétences en écriture,
  • permet de faire des progrès en français (elle enrichit le langage et le vocabulaire, etc).
  • fournit les connaissances et le savoir.
  • exerce le cerveau.
  • améliore la concentration.
  • développe la créativité.
  • réduit le stress et met de bonne humeur.
  • les livres sont un excellent sujet de conversation.
  • c’est un bon divertissement.
  • c’est bon pour la mémoire.
  • etc.
  • La liste peut encore s’agrandir, je suis persuadée que vos élèves auront beaucoup de choses à dire ! Mais dans tous les cas, le vrai message c’est que les livres sont des fenêtres ouvertes sur le monde !

Le pouvoir de la lecture est universel. Alors, un des messages les plus importants à faire passer aux élèves : il n’est en aucun cas nécessaire de tout comprendre pour saisir l’idée du texte ou de l’histoire. C’est la raison pour laquelle, les lectures graduées sont une excellente solution !

Les lectures graduées : c’est la meilleure solution afin de ne pas les décourager. Choisissez d’abord le niveau adéquat puis ensuite, le titre qui leur plaira le plus. On peut même procéder à un vote. Ensuite, toute la classe lit le même livre et on travaille sur le livre en classe à partir de fiches ou d’extraits. Cependant, il est aussi possible de leur proposer de faire un travail en groupe sur une lecture. Ils lisent, puis chaque groupe présentera ensuite un exposé à la classe. La nouvelle collection de Pearson FLE se décline sur 4 niveaux : A1, A2, B1, B2.Il s’agit une collection de lectures idéales pour les élèves du secondaire.

  • Les sujets sont adaptés aux intérêts des élèves : des lectures d’aventure et de mystère pour les premiers niveaux et des classiques adaptés pour les niveaux plus avancés.
  • Il y a des activités de compréhension au début, durant et à la fin de chaque chapitre.
  • Un supplément culturel est proposé à la fin de chaque lecture.
  • Un CD audio contenant l’intégralité du texte de l’histoire favorise la lecture en autonomie et la prononciation correcte.

Et pour finir, que pensez-vous de ce proverbe chinois qui dit qu’« un livre est comme un jardin que l’on porte dans sa poche. »

 

Dijon : Étape nº2 de notre tour des capitales des nouvelles régions.

Vous savez que notre Tour des nouvelles régions de France est terminé depuis le mois de décembre dernier. Vous savez aussi que depuis le mois dernier, nous avons lancé une nouvelle série de billet-culture, qui se composera de 13 étapes. Cette fois-ci, le dernier lundi de chaque mois, nous allons découvrir les nouvelles capitales de régions. Après Marseille, voici l’étape nº2 de notre tour : destination Dijon, capitale de la région Bourgogne-Franche-Comté. Alors, allons-y, c’est une ville touristique mais qui est aussi réputée par sa gastronomie, tout comme sa région.

Présentation : Commencez par demander à vos élèves, où se trouve Dijon. Révisez ainsi la géographie de la France : nord ? sud ? est ? ouest ? Montrez-leur la carte de France des nouvelles régions et situez la ville de Dijon.

Quel est le symbole de la ville ? Les Français vous répondront « la moutarde ! ». Mais le Français de Dijon, donc, le Dijonnais, vous répondra « la chouette ! ». Il s’agit en fait, d’une petite sculpture incrustée dans un mur de Notre Dame de Dijon. Elle connait un succès populaire énorme et c’est même devenu un porte-bonheur et la tradition veut qu’on la caresse de la main gauche en faisant un vœu. Alors, en classe, on demandera aux élèves ce qu’est un porte-bonheur, on leur expliquera s’ils ne savent pas. Ensuite, posez-leur la question s’ils connaissent des symboles de grandes villes espagnoles.

La gastronomie : Revenons à la moutarde ; les Dijonnais en sont fiers. Cependant, à Dijon, il y a d’autres choses très bonnes comme le pain d’épices ou la crème de cassis. Étant situé au cœur de la Bourgogne, vous vous laisserez surprendre par ses incroyables vignobles, vous savourerez le bœuf bourguignon, les escargots de Bourgogne ou encore la fondue bourguignonne.

Le saviez-vous ? : au centre de la place du Bareuzai, au cœur du vieux Dijon, vous verrez une statue qui porte le nom de la place. Mais que signifie ce mot bourguignon« Bareuzai » ? On pourrait presque le deviner, ce mot désigne ces personnes qui aux « bas rosés ». Et pourquoi à votre avis ? Regardez de plus près cette statue, que fait-il ? Posez la question à vos élèves. Ils décrivent ce qu’ils voient. Cet homme est en fait en train de fouler le raisin, c’est-à-dire de l’écraser avec ses pieds et comme on peut l’imaginer, il a le bas des jambes tout rose.

Un chiffre : 100. Dijon est aussi appelé la ville aux 100 clochers. François Ier s’est écrié : « Quelle belle ville, c’est la ville aux cent clochers » à la vue de Dijon. Même si un bon nombre de ces clochers a disparu à la Révolution, il reste des églises (l’Église Saint-Michel notamment), abbayes et la cathédrale Sainte Bénigne, à visiter et à admirer.https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:Search&profile=default&fulltext=1&search=Dijon+colombage&uselang=es&searchToken=el67les1gb21yfdnufp2inqi4#/media/File:Dijon_Rue_vieille.jpg

 Le mot nouveau : maisons à colombages. Montrez des photos de façades de maisons à vos élèves, ils reconnaissent les maisons à colombages. Quelle est leur particularité ? Ils devront reconnaitre les ossatures en bois. Dans la rue Verrerie, à Dijon, il y a de nombreuses maisons à colombages datant du XVème siècle.

Une escale s’impose donc à Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne, vous ne trouvez pas ?

Formation et apprentissage de demain : tendances.

Où allons-nous en terme d’apprentissage et de formation ? Tout va très vite, on le sait, mais alors, pour ne pas « rater le coche », il faut se tenir au courant des nouvelles tendances en éducation. Nous allons apporter quelques pistes quant à ces tendances au niveau de la formation et de l’apprentissage de demain. Innovation et évolution des méthodes d’enseignement, tout cela nous parle bien évidemment. Et dans nos salles de classe, c’est la même chose évolution et innovation sont présents dans les outils qui nous permettent de faire nos cours et qui doivent en théorie, nous accompagner au quotidien. Et nous, dans tout ça ? Pas d’autre choix que de nous adapter. Si on remonte dix ans en arrière, on se rend compte de tout ce qui a changé et il faut s’accrocher, sinon, on se perd !

  • Apprentissage personnalisé : puisque chaque individu est différent, nous devons nous adapter à chacun. C’est complexe ? Oui, très… compte tenu de nos réalités de classe. Impossible ? Non, rien n’est impossible !! Nous devons accompagner les élèves à progresser individuellement dans leur processus d’apprentissage. Personnaliser les apprentissages deviendrait donc possible. Personnaliser les enseignements passe forcément par développer l’autonomie de nos élèves à travers des activités de collaboration. Un autre aspect indispensable est le tutorat. Vous devez offrir ce feed-back nécessaire à la progression de tout à chacun. Mais comptez sur les élèves eux-mêmes, ils ont des choses à dire et cela favorise l’autonomie ! Organisez en classe des séances de tutorat entre élèves après une activité orale par exemple, un exposé (pour le secondaire). Pour le primaire, c’est plus simple, le professeur étant le même, il passe forcément plus de temps avec nos élèves.
  • Apprentissage croisé : Les apprentissages peuvent être formels et informels. Avec le développement du numérique, les apprentissages informels se multiplient. Et cela contribue donc à multiplier les opportunités de développement de connaissances et compétences de chacun. La combinaison des deux devient de plus en plus évidente à l’heure actuelle et cela risque assurément de s’accentuer.
  • Apprentissage émotionnel : On le sait maintenant avec certitude : il y a une relation étroite entre l’intelligence et l’affectivité. En effet, cette capacité à raisonner peut être diminuée, par manque d’émotion. Nous détenons donc le pouvoir, nous, enseignant(e)s, nous avons la capacité de générer des émotions chez nos apprenants. À son tour, le comportement rationnel est activé et les apprentissages peuvent alors être encrés et ce, de manière beaucoup plus efficace.
  • Des expériences : Là encore, ce sont des tendances qui commencent à pénétrer de plus en plus dans les salles de classe. Les apprenants ont besoin d’accéder au sens, de voir la valeur et l’intérêt de la matière qu’ils sont en train d’étudier pour que cette dernière soit perçue comme utile, attractive et motivante. L’aspect concret et réel doit donc faire partie de nos enseignements. Nous pouvons systématiquement apporter ce sens et ce côté vivant, et en classe de langue encore plus ! Une photo, une vidéo, une anecdote vécue, tout cela est indispensable ! Inviter des personnes dans vos cours, organisez des animations en français, le fait que vos élèves se rendent compte qu’ils sont capables de comprendre quelqu’un d’autre que vous, est bénéfique, motivant et gratifiant pour l’enseignant 😉
  • Évaluer plutôt que noter : Une note souvent ne représente rien, si, elle peut avoir un effet motivant ou démotivant. Mais souvent, je n’ai pas le feed-back nécessaire. Cette idée rejoint le point précédent, sur les apprentissages personnalisés. Pour avancer, et savoir où ils en sont et où ils vont, les élèves ont besoin de vous, de nous !

On ne peut pas prévoir comment sera l’éducation dans 20 ans, ni même dans 10 ans. Mais une chose est sûre, les expériences et les apprentissages cohérents et connectés à la réalité commencent déjà, dès maintenant à être les nouvelles tendances au niveau de la formation et de l’apprentissage. Ce qui laisse supposer qu’elles continueront à l’être demain.