Comment apprennent nos élèves ?

C’est une question que l’on se pose rarement et à laquelle nous avons décidé de nous intéresser cette semaine : Comment apprennent nos élèves ? Certes, en tant que professionnels du monde de l’Éducation, on devrait se préoccuper davantage à cette question. En effet, si l’on sait quels sont les processus d’apprentissage et les étapes par lesquelles passent nos élèves, notre tâche quotidienne en serait facilitée.

Pour donner des éléments de réponses, on pourrait essayer de compléter la question : Apprennent-ils par le jeu ? Avec les Tice ?

Question-réponse : Si on ne sait pas répondre à cette question, comment peut-on proposer des situations d’apprentissage en adéquation avec la façon dont ils apprennent ? Notre défi est celui de construire de réels apprentissages et pour y arriver, mettre en œuvre une méthodologie et une pédagogie efficaces.

Observer et écouter : notre place doit parfois être celle de rester au second plan. La première évidence est que selon le public, les manières d’apprendre varient. Les profils sont différents, nous sommes tous différents et uniques. Ouvrons l’œil et apprenons à connaitre nos apprenants et détecter leurs faiblesses, leurs points forts et leurs centres d’intérêts. S’intéresser à eux c’est aussi apprendre leurs manières d’apprendre.

Les interactions : les situations de groupes sont les plus propices à l’apprentissage et comme l’a très justement dit Vygotski : « Ce que l’enfant sait faire aujourd’hui en collaboration, il saura le faire tout seul demain. »

Agir et faire pour se questionner : Vous n’avez pas l’impression qu’on utilise trop peu nos mains en cours de français (et attention, tenir le stylo et écrire ne compte pas !). Les manipulations et les expérimentations sont le point de départ des questionnements. Agir c’est aussi construire et fabriquer. En français est-ce possible pourront penser certains ? Imaginez que toutes ces étapes concrètes se réalisent en français ou bien nous donnent pied à découvrir du vocabulaire nouveau, de nouvelles expressions, de nouvelles structures ? C’est plutôt intéressant puisque tout a du sens. Ce qui sera travailler en classe découlera directement de ce qui a surgit lors de propres expériences des élèves. Il n’y a rien de mieux que de créer un environnement réel dans lequel les élèves évoluent, parlent, expriment leur opinion, posent des questions… le tout en voyant, en touchant, en écoutant, (en sentant et en goûtant, selon les activités). Concrètement, j’apporte (moi, mais eux aussi !) des vêtements, des aliments, des lego, des photos, …, toutes sortes d’objets.

Revenir sur le vécu : cela revient à mettre des mots sur ce qui a été vécu et expérimenté. Il est beaucoup plus facile de parler de choses qu’on a connu, qu’on a vu, qu’on a touché, (…), ne croyez-vous pas ? Vous serez surpris de voir à quel point, même les élèves les moins « actifs » s’impliquent dans les activités proposées. Se poser des questions sert à construire des situations d’apprentissage pertinentes.

  • Si je cherche vraiment à connaitre mon groupe,
  • Si je cherche à comprendre leur manière d’apprendre,
  • Si je m’intéresse à leurs goûts et à leurs demandes et besoins,
  • Si finalement, je suis un peu plus dans l’écoute que dans les automatismes,
  • Alors, j’agis avec distance, compétence, réflexion.
  • Et … je peux faire les bons choix !

Apprenons à être un peu plus dans le sens 😉

Toulouse : étape nº9 de notre tour des capitales des nouvelles régions

Après une pause de plusieurs semaines dans notre tour des nouvelles capitales de régions, nous sommes de retour ! Nous reprenons la route et nous faisons escale, la neuvième, dans une ville charmante, au coeur du sud-ouest de la France : Toulouse ! Partons à la découverte de la capitale de la région Occitanie, une ville riche en patrimoine mais où, au fil des quartiers, se mêlent histoire et modernité !

Présentation : Toulouse est la quatrième plus grande ville de France, derrière Paris, Marseille et Toulouse. C’est une ville qui a plus de 2000 ans d’histoire qui nous invite cette semaine. Les élèves localisent la ville sur la carte de France. Que connaissent-ils de Toulouse ? En guise d’introduction et de présentation, visionnez ce petit clip muet sur la ville. Demandez à vos élèves de prendre des notes pendant le visionnage. Qu’ont-ils relevé ? On pourra retenir quelques idées comme : le cassoulet – le rugby (le stade toulousain) – la Place du Capitole – Airbus – …

Un peu d’histoire : L’histoire de la ville est entièrement liée à son fleuve, la Garonne. Les élèves connaissent la Garonne puisqu’on en a parlé lors de la visite de la ville de Bordeaux. Et puisqu’on parle de fleuve, on est obligés de parler du Pont Neuf, le plus grand pont de Toulouse. Sa construction a débuté sous François Ier et a été inauguré par Louis XIV !

La ville rose : la première chose frappante lorsqu’on arrive à Toulouse, c’est la couleur des façades, que ce soit les logements privés ou les bâtiments publics. Les teintes vont du rose léger à l’orange soutenu. Projetons en classe quelques photos et demandons aux élèves de qualifier ces couleurs. L’explication ? C’est simple, ces bâtiments ont été édifiés en brique romaine et en tuile. Et c’est tellement magique que selon le moment de la journée, la couleur varie : les façades peuvent paraitre rose au lever, rouges à midi et pourpres le soir ! On a de quoi bien (re)travailler les couleurs !

Capitale aéronautique et spatiale : Avec sa Cité de l’espace et l’implantation de Airbus, Toulouse est la capitale européenne de l’industrie aéronautique et spatiale. De nombreux avions ont été conçus à Toulouse, c’est le cas de l’Airbus A380 ou du Concorde.

L’accent toulousain : Que nous évoque l’accent du sud ? Alors, sans aucun doute, on répond : soleil, joie de vivre, qualité de vie, ensoleillement, etc. Le français parlé à Toulouse a gardé de fortes traces de l’occitan, langue parlée jusqu’à la première guerre mondiale.

Le saviez-vous ? Après l’accent, on va parler de vocabulaire. Si vous allez à Toulouse, cette petite liste pourra vous être utile. Demandez à vos élèves ce que signifie chaque mot dans la liste suivante : coller – sac plastique – pain au chocolat – avoir la flemme – Bon Dieu ! 

  • chocolatine
  • une poche
  • boudu (juron que l’on dit pour marquer la surprise)
  • avoir la cagne
  • péguer

Ça vous donne envie d’y aller faire un tour, n’est-ce pas ? Et pour ceux qui doutent encore, voici 10 bonnes raisons d’aller à Toulouse !

Bonne semaine et bon dernier mois de l’année !

 

Préparons l’arrivée du Saint-Nicolas

Depuis la semaine dernière, nos billets nous offrent un avant-goût de Noël, ou du moins de la magie du mois de décembre et des fêtes qui l’accompagnent. Cette semaine, nous vous invitons à préparer l’arrivée du Saint-Nicolas et nous nous proposons de faire découvrir cette tradition du nord et nord-est de la France, à nos élèves, en classe.

Une grande partie de nos élèves ignore qui est le Saint-Nicolas, il est donc utile de commencer par leur projeter une photo de ce personnage. On peut aussi leur passer cette vidéo. Laissez-les réfléchir et dire ce qui leur vient l’esprit : « Qui est-il ?  » – « Faites une description physique » – « À qui vous fait-il penser ?  » – … . Ils répondront sans doute qu’il ressemble au Père Noël, mais laissez-les réfléchir sur le fait que c’est peut-être le contraire.

Quand a lieu cette fête ? Les élèves prennent un calendrier et cherchent quand a lieu la Saint-Nicolas; c’est-à-dire : Quel jour de l’année, fête-t-on les Nicolas ? (peut-être avez-vous un élève qui s’appelle Nicolas !). On les laissera chercher par eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils trouvent la date exacte, le 6 décembre.

Quelle est la légende du Saint-Nicolas ? C’est l’histoire de 3 petits enfants, qui se sont perdus dans les champs. Il commença à faire nuit et ils furent incapables de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Ils virent de la lumière et frappèrent à la porte d’une maison. C’était la maison du boucher, un méchant homme, qui avait découpé les enfants en morceaux et les avaient laissés dans le saloir. Au bout de sept ans, le Saint-Nicolas alla frapper chez le boucher, lui demanda qu’il ouvre la porte du salir et il fit alors un miracle : les 3 enfants réapparurent vivants !

Le protecteur des enfants : le Saint-Nicolas, c’est aujourd’hui, le patron des écoliers. À la base, c’est un évêque. Il vit en Turquie (IIIº-IVº siècle).

Le Saint-Nicolas c’est donc une légende qui se transmet et une chanson qui s’apprend en classe :

Comment on célèbre la Saint-Nicolas aujourd’hui ? 

  • Le Saint-Nicolas rend visite aux enfants dans les écoles et leur distribue des bonbons et des friandises.
  • Le Père Fouettard, qui accompagne le Saint-Nicolas, est un Monsieur qui, fait peur aux enfants et qui distribue des triques aux enfants qui ne sont pas sages.
  • Dans les villes, on fête aussi le Saint-Nicolas. Un défilé est organisé, le plus beau est certainement celui de Nancy où en plus du défilé, un spectacle de sons et lumières est projeté sur la Place Stanislas.

Cette année, la ville de Nancy nous donne rendez-vous le week-end prochain, pour vivre un moment exceptionnel ! Le grand défilé aura lieu le 2 décembre. Et voici un avant-goût de ce qui nous y attend !

Alors, on y va ? Ça vous dit ?

 

 

Compte à rebours pour le calendrier de l’avent en français

Il ne reste plus que quelques jours avant le mois de décembre. Le compte à rebours à commencé et pour cela, nous vous proposons aujourd’hui quelques idées pour créer votre propre calendrier de l’Avent pour la classe.

Principe du calendrier de l’Avent : Maintenant, on voit des calendriers de l’Avent un peu partout, sur internet, dans les supermarchés, dans les écoles, dans les bâtiments officiels, etc. Il en existe de toutes sortes et de toutes les formes. Mais, d’où vient cette tradition ? On posera quelques questions à nos élèves en classe : Qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Quel est le principe ? Pour qui a-t-il été créé ? … Voici quelques éléments de réponse : c’est une tradition allemande. Il a été créé au XIXº siècle, pour faire patienter les enfants avant Noël. Depuis le VIº siècle, l’Avent est la période qui précède Noël. Vers 1850, les premiers calendriers apparaissent. Il se compose de 25 (en fait, entre 22 et 28) fenêtres (ou portes) à ouvrir. À l’intérieur se cachaient des images ou des paroles de l’Évangile. Ce n’est qu’en 1920 qu’apparûrent les premiers calendriers tels que nous les connaissons aujourd’hui. Le premier calendrier avec des chocolats est né en 1958. Dans les années 90, ils ont commencé se répandre un peu partout; avant cette date, on n’en trouvait pratiquement qu’en Alsace et en Allemagne. J’ai grandi dans le Nord-Est de la France et tous les ans j’avais mon calendrier ! Et autant vous dire qu’enfant, on n’attend qu’une chose : que ce soit le 1º décembre pour ouvrir la première porte et enfin découvrir la surprise, le chocolat ou le petit cadeau qui nous attend !!

Quelques idées pour la classe : comptez les jours de classe de français que vous avez avec vos élèves du 1º décembre jusqu’au vacances. Et enfant, on n’attend qu’une chose : que ce soit le 1º décembre pour ouvrir la première porte et enfin découvrir la surprise, le chocolat ou le petit cadeau qui nous attend !!

Qu’enfermer dans notre calendrier ? :

  • des cartes blagues / devinettes : « – Que se dit un sapin qui arrive en retard le soir du reveillon ? – Je vais encore me faire enguirlander. »
  • des cartes charades : « Mon premier est une consonne – mon second est une couleur – mon tout est est une saison. »
  • des cartes énigmes
  • des cartes rébus
  • des cartes révisions
  • des expressions et du vocabulaire de Noël
  • des chansons de Noël
  • des vidéos de Noël
  • des contes de Noël
  • des histoires de Noël (origines du sapin – des boules de Noël – des crèches – …)
  • des photos de marchés de Noël
  • un mot-croisés sur Noël
  • une recette de petits gâteaux de Noël
  • des jeux sur le thème de Noël

Et pour les bricoleurs / bricoleuses, voici un tuto très sympa pour fabriquer soi-même son propre calendrier de l’avent pour la classe :

Et maintenant, petits et grands, on se met au travail et on attend tous le 1º décembre avec impatience, pas vrai 😉 !!

 

Qu’est-ce que la méditation en classe et comment l’appliquer avec nos élèves de FLE ?

Comme une nouvelle semaine se profile, un nouveau billet FLE est là ! Nous avons  décidé de parler de la pleine conscience pour les enfants. Nous vivons dans un monde agité, nous courrons sans cesse après le temps. Ce n’est pas la question, mais  : à quoi bon ?! Cette course que nous menons en permanence et qui, finalement, rythme nos vies, agite nos enfants et résultat des courses : ils sont stressés et fatigués. Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? À quoi sert la pleine conscience et comment l’appliquer en classe, avec nos élèves, c’est le programme que je vous propose cette semaine ! Lire la suite

“J’ai testé pour vous…” : Kahoot

Qui ne connait pas encore Kahoot ? Apprendre en s’amusant, ça vous dit quelque chose ? Voilà une manière de le faire. Cette semaine, dans notre section « J’ai testé pour vous », je vais vous parler de Kahoot. Pour définir ce que c’est, on pourrait tout simplement dire que c’est un site pour créer des quiz interactifs. Les QCM sont ensuite proposés à nos élèves, en classe.

Comment l’utiliser ? Tout d’abord, il faudra vous créer un compte. Ensuite, vous êtes prêt(e)s, on peut commencer à taper les questions et à sélectionner les paramètres. Entrez les réponses, le site vous permet de rentrer, par défaut, quatre réponses mais si vous voulez ne proposer que 2 ou 3 choix de réponses, c’est possible aussi. Par exemple, vous pouvez choisir d’attribuer des points ou pas, vous avez la possibilité de déterminer le temps attribué aux élèves pour répondre à chaque question (ça peut varier en fonction de la difficulté). De plus, sachez qu’on peut ajouter des images, des photos, des vidéos. Une fois le quiz créé, les élèves répondent aux questions par l’intermédiaire d’une tablette, d’un smartphone ou d’un ordinateur. Ils ont alors la possibilité de s’autoévaluer tout en visualisant leur degré de réussite ainsi que celui de leurs camarades. Une fois que le quiz est prêt à être lancé, un numéro est attribué à la partie. Le professeur clique sur « launch »; les élèves regardent leur écran, introduisent le numéro de la partie et ils n’ont plus qu’à répondre aux qestions. Quand la première question s’affiche, le compte à rebours est lancé et les différentes propositions s’affichent. Pour répondre, il suffit à chacun de cliquer sur la forme géométrique qui accompagne la réponse sélectionnée. Quand le temps imparti est terminé, la bonne réponse s’affiche automatiquement. Chaque élève sait alors s’il a bien répondu ou pas et le nombre de points qu’il a éventuellement remportés. Au terme du jeu, le gagnant est proclamé.

Exemples de Kahoot :

  • réviser un point de grammaire
  • réviser la conjugaison
  • travailler l’orthographe
  • travailler la phonétique
  • travailler la compréhension orale ou écrite
  • découvrir un aspect culturel

Les avantages ? C’est gratuit, prêt(e)s à créer ! On peut aussi utiliser les questionnaires et quiz déjà tout faits si on ne veut pas les créer soi-même. Cette dernière option permet de poser des questions adaptées à nos élèves, puisqu’on les connait. On peut finalement exploiter les résultats individuels de nos élèves à travers un fichier excel. Au terme de la partie, le professeur récupère automatiquement les résultats sur sa page en téléchargeant un fichier format tableur. C’est un gros avantage, puisque plus tard, on pourra reprendre ces résultats. les analyser et ainsi réfléchir aux activités différenciées à mettre en place pour que chaque élève puisse atteindre les objectifs visés.

Les élèves adorent puisque c’est ludique : tout ce qu’on aime ! On révise en jouant ! En plus d’être participant, tout le monde peut même devenir créateur et ça c’est un super challenge à proposer à vos apprenants ! Ils deviennent ainsi les maîtres du jeu et peuvent ainsi tester leurs camarades ! On fait aussi des jeux en équipes pour travailler des contenus linguistiques : une bonne manière de terminer une séquence !

À vous et à eux de jouer 😉 ! 

Rennes : étape nº8 de notre tour des capitales des nouvelles régions

Pour les fidèles, je vous invite à reprendre vos valises pour poursuivre notre Tour des nouvelles régions de France et faire cette-fois, escale dans le nord-ouest, à Rennes. Cette ville est parfois trop souvent méconnue. C’est la capitale de la région Bretagne, une grande ville, la 11ème de France. Nos élèves connaissent-ils cette ville ? Pas sûr !On va procéder par petites énigmes si vous le voulez bien ; prêt(e)s à  suivre le rythme ?

Présentation : Comment qualifier la ville de Rennes ? Les adjectifs qui lui collent le mieux sont : ville médiévale, festive et étudiante. La capitale bretonne est plein de charme, le temps d’un week-end, on en tombe amoureux. Le nom « Rennes » ne leur dira sûrement rien, mais si on leur parle de Bretagne, ils devraient avoir des choses à dire ! Lire la suite

« Objectif : donner le goût de la lecture ». Stratégies pour l’aborder autrement.

La lecture pas nécessairement en français, mais la lecture tout court, ne passionne pas spécialement non élèves, n’est-ce pas ? Ça les ennuie, ça ne les attire pas, mais : pourquoi ? Peut-être n’ont-ils pas eu la chance de lire des livres qui les captivaient ? Ou encore ont-ils eu une mauvaise expérience ? Bref, ne cherchons pas de coupable, il s’agit d’avancer et notre objectif aujourd’hui est de donner le goût de la lecture à nos élèves. Pour cela, voyons quelques stratégies pour l’aborder autrement, en classe et en dehors de la classe.

Une mobilisation générale : En France, la semaine dernière, le Ministre de l’Éducation a lancé une campagne « Ensemble pour un pays de lecteurs » dont le but premier est de donner le goût de lire aux élèves, en classe mais aussi à nos enfants, à la maison ! Lire la suite

2 systèmes éducatifs : panorama général

Ce nouveau billet FLE nous amène à parler de l’école, à analyser et interpréter deux systèmes éducatifs, le français et l’espagnol. Afin d’introduire le sujet en classe, on va tout d’abord demander aux élèves s’ils aiment l’école. On pourra les faire échanger en groupe, un secrétaire notera les aspects positifs et les aspects qu’ils aiment le moins. Si le sujet les inspire, n’hésitez pas leur poser d’autres questions, notez-les au tableau, cela les guidera dans leur réflexion. Cette semaine, le thème traité nous permet réellement de travailler l’expression orale et l’interaction.

Par exemple :

  • Que représente l’école pour toi ?
  • Quelle anecdote souhaites-tu partager ?
  • Quel est ton meilleur souvenir à l’école ?
  • Et ton pire souvenir ?

Activité de découverte : Nous allons commencer par parler du parcours scolaire de la maternelle jusqu’au lycée, en passant par le collège. Pour cela, vous leur projetterez cette infographie. Puis, en complément, on pourra visionner cette vidéo très claire et sous-titrée en espagnol !

Le moment est venu de les laisser travailler en groupe : ils échangent des idées, les classent, prennent des notes afin de pouvoir établir leurs comparaisons. Invitez-les à  écrire et à faire des schémas afin de visualiser facilement ce qui diffère d’un système à un autre.

Rythmes scolaires : Dans cette section, il s’agira d’évoquer le thème des horaires et des vacances. À quelle heure commence l’école le matin ? Et l’après-midi, à quelle heure vous sortez ? Est-ce la même journée qu’en France ? Vous allez à l’école du lundi au vendredi ? En France, depuis cette année, de nombreuses écoles ont fait le choix de revenir à la semaine de 4 jours, en laissant le mercredi libre comme c’était le cas avant. En France, c’est toujours un sujet qui fait débat. Faites-les réagir sur le sujet en leur posant des questions : Qu’en pensez-vous ? À votre avis pourquoi les enfants ne vont pas à l’école le mercredi ? Quelles sont les raisons ?

Les vacances : Faites-les travailler sur ce document : Les élèves, en groupe, observeront seuls, que la France est divisée en 3 zones et que les dates de vacances ne coincident pas, mais pourquoi donc ? À eux, d’émettre des hypotèses à ce sujet. Ils devront également souligner le fait qu’il y a plus de périodes de vacances qu’en Espagne. Qu’en pensent-ils ?

Pour leur fournir des documents qui leur permettent de comparer, vous pourrez imprimer les calendriers scolaires des différentes régions (autre particularité espagnole, à souligner : les jours fériés et les variations de calendrier, d’une région à une autre).

Emplois du temps. Comparez les emplois du temps. Vous sélectionnerez quelques emplois du temps-types que vous trouverez sur internet. Les élèves, par groupe, échangeront : similitudes – différences – opinions – etc.

Créativité : L’emploi du temps idéal. Chaque apprenant est invité à créer l’emploi du temps idéal. Il le présentera à la classe et sera ensuite amené à défendre ses idées. Chaque sera libre de réagir, de poser des questions, d’exprimer son accord ou son désaccord, d’expliquer pourquoi, etc. Vous aurez, vous-même, de votre côté, préparé des questions : à quel moment de la journée êtes-vous le plus concentrés ? Quelles sont donc les matières à privilégier sur ces tranches horaires, selon vous ? Quelles matières préférez-vous le matin ? et l’après-midi ? Et le vendredi en dernière heure, que fait-on (du français, des maths, du sport, etc. ?) ?

C’est la semaine du goût à l’école !

Cette semaine, je vous propose un billet FLE avec beaucoup de « goût » puisque c’est la

www.legout.com

semaine du goût en France. En effet, du 9 au 15 octobre 2017, on fête le goût, dans les écoles mais pas seulement. De nombreuses animations sont organisées à cette occasion, un peu partout.

On l’a répété à plusieurs occasions, nos élèves (et les enfants en général) apprennent en faisant. Mais si on fait intervenir les 5 sens, on est complètement dans l’expérience réelle et vécue ! Alors, vivre son apprentissage est un besoin ! La prédagogie active fait partie de ce qu’on appelle la pédagogie expérientielle : la compétence entre en action !

Présentation de l’événement : cet événement autour du goût en est à sa 28ème édition. Au début, on parlait de « Journée du goût » mais désormais, c’est une semaine complète que l’on dédie au goût ! À l’origine de la fête du goût, les industriels du secteur du sucre. Le ministère de l’Éducation nationale est partenaire de l’événement. Quel est l’objectif en fait ? Posez la question à vos élèves. Il s’agit avant tout d’éduquer les consommateurs et surtout les enfants, au goût, mais aussi : aux goûts. En 1990, on décide donc de créer cet événement, depuis, plusieurs pays ont repris et développé l’idée.

Débat autour du sucre et du bien manger : il faut savoir qu’au début, un des objectifs était aussi de contrer la mode du « light » en dénonçant la substitution du sucre par d’autres composants. Demandez à vos élèves ce qu’ils en pensent : le sucre est-il important ? Pourquoi ? Aujourd’hui, on parle surtout du bien manger et on cherche à sensibiliser les plus jeunes. De même, on leur demande ce que c’est de bien manger.

Initiatives : Des leçons de goût totalement gratuires, sont proposées dans les écoles en France, l’enseignant n’a qu’à s’inscrire et à solliciter sa leçon, un intervenant se rendra dans son école, le jour souhaité. Ce professionnel de la terre et de l’assiette transmettra ses connaissances aux élèves et leur proposent des activités ludiques autor du goût. Qui sont ces professionnels ? Vos élèves répondent : des artisans, des agriculteurs, des producteurs, des chefs, etc. Des animations ont lieu partout en France, vous n’avez qu’à consulter le programme selon votre région ! Il y a même un jeu de piste très amusant : prêts pour la chasse au trésor !

Avec nos élèves : Comme nous ne sommes pas en France, nous ne pouvons pas prétendre à recevoir ces leçons de goût. Cependant, nous pouvons organiser de petits ateliers ludiques autour des aliments. Lancez le sujet en leur posant des questions : Aimez-vous manger ? Qu’est-ce que vous aimez manger ? Est-ce important de bien manger ? Qu’est-ce qui fait que vous avez envie de manger telle ou telle chose ? La vue est importante au moment des repas ? Pourquoi ? Avec les plus grands, on mettra en place des discussions-débats sur le thème de la nourriture : les aliments bio, l’alimentation et la santé, etc.

Dans ce sens, on affirmera bien évidemment que les cinq sens sont en éveil au moment de manger :

  • la vue : la vue nous aide à reconnaitre ce que l’on mange. Une jolie présentation nous fait envie, une assiette bien présentée de même. En effet, la vision nous met en appétit. Nous sommes beaucoup plus à l’aise avec la vision. Depuis tout petit, nous reconnaissons les objets qui nous entoure par la vue. La vision nous met en alerte face à un aliment périmé, trop mûr ou encore que l’on n’aime pas. Les aliments et les couleurs : on proposera de petites devinettes ! On pourra aussi prononcer le nom d’un aliment et les élèves devront lui associer la bonne couleur.
  • le toucher : on pourra leur faire toucher des aliments les yeux bandés et ils devront reconnaitre de quoi il s’agit. On pourra même former des équipes, on enfermera dans des sachets divers ingrédients : des pâtes, du riz, de la farine, du sucre, etc. C’est très amusant !
  • l’odorat : pas si simple de travailler l’odorat en classe de français, n’est-ce pas ? Une fois n’est pas coutume, à l’occasion de cet événement, on réalise des activités qu’on n’a pas l’habitude de faire ! Et pour l’odorat, rien de tel qu’un petit jeu olfactif où on met notre nez à l’épreuve ! Qui reconnaitra les odeurs proposées parmi sirop de fraise, jus de pomme, sirop de menthe, etc.
  • l’ouïe : lorsque l’on mange nous avons l’occasion d’entendre des bruits liés à notre dégustation. Alors, écoutons, reconnaissons et identifions ! Tout commence dès l’emballage, soyons imaginatifs ! Faites remarquer à vos élèves que la langue détecte la saveur alors que le nez, l’arôme.
  • le goût : différencier les saveurs des aliments : sucré, salé, acide, amer.

D’autres idées d’activités : le thème du goût et de la nourriture nous ouvre un large éventail d’activités à développer en classe. On peut :

  • parler des métiers autour de l’alimentation, de la cuisine, de la production et de l’élevage.
  • choisir un aliment, un produit et voir son cycle de vie, ses dérivés, etc.
  • choisir un chef étoilé de sa région et faire une recherche sur sa formation, ses idées, sa philosophie, etc.
  • les expressions autour des aliments (ramener sa fraise, marcher sur des oeufs, etc.)
  • la table française a du goût. On abordera le sujet des lois de la table : le politesse, le vocabulaire, etc.
  • les plats typiques français
  • le tour du monde des aliments (les plats d’ailleurs)
  • les aliments et les saisons (fruits et légumes)
  • travailler sur une recette
  • organiser un petit-déjeuner ou un goûter typique français en classe.
  • etc.

La nourriture, la cuisine et les repas font partie intégrante de la culture française. Allons-y goûtons ! C’est en goûtant que la liste des aliments que nous aimons s’allonge !! Et le goût, comme nous l’avons vu, est une expérience sensorielle unique qui inclut nos 5 sens !

C’est parti pour une semaine riche en expérience gustative, en français !