La résolution de conflits, ça se travaille aussi en français !

Les conflits : ça fait partie de l’école et du vivre ensemble. C’est comme l’erreur, ça fait partie de l’apprentissage. Cependant, apprendre à les résoudre, ça fait partie des tâches de l’enseignant. En français, c’est aussi une bonne manière de les appréhender.

Des classes concrètes

Travailler sur du concret, dans la mesure du possible, c’est ce que j’essaie de faire. Pour les élèves, c’est motivant et ça les intéresse puisqu’on travaille sur du réel. Ce n’est pas toujours possible, tout dépend des contenus. On peut tout à fait travailler ces questions sur notre temps de classe, pendant des sections « citoyennes » que l’on aménage dans notre emploi du temps. Chercher à comprendre la notion de conflit c’est déjà savoir définir ce que c’est : Qu’est-ce qu’un conflit ? Quelles sont ses causes et impacts ?

Solutions pour résoudre les conflits :

  • En discuter.
  • Apprendre à accueillir les émotions.
  • Visionner des vidéos: Apprendre à gérer un conflit par le visionnage de vidéos qui transmettent des idées claires par le biais de messages-clés.
  • Tenir un cahier de réconciliation: ça permet de travailler aussi l’écrit. En effet, les élèves mettent des mots sur les actes et savent quel comportement adopter en conséquence.
  • Nommer des élèves « médiateurs ».
  • Organiser des séances de yoga : vous ne trouvez pas que les élèves sont très dissipés quand ils rentrent en classe après la récréation ?! C’est juste un exemple… 🙂

Exemple de décryptage d’une vidéo :

  • Je découvre ce qu’est un message clair.
  • J’apprends à les utiliser (dans quelles situations ?).
  • J’apprends à les formuler par de petits jeux de rôles.

Le message clair s’intéresse avant tout aux solutions plutôt qu’aux raisons du conflit. Les élèves concernés s’expliquent : « J’aimerais te faire un message clair ». On met des mots sur ce qui s’est passé : « Tu m’as … » et ce qu’on a ressenti : « Ça m’a … » (on développe alors le vocabulaire des adjectifs : ému, blessé, vexé, rendu triste, fâché, …). L’élève formulera alors une proposition de réconciliation : « Est-ce que tu as compris ? », « Es-tu d’accord pour … ? » (arrêter, ne plus recommencer, réparer, t’excuser…). Si les élèves ne se mettent pas d’accord, on pourra nous-même intervenir ou on pourra faire appel à un élève-médiateur.

Variante :

On pourra faire le même travail en apprenant à remercier l’autre. Quelles seraient les phrases amorces ? « J’ai aimé quand … », « Tu m’as … », « Ça m’a … » (plu, rendu heureux/heureuse, joyeux/joyeuse…), etc.

Peu à peu, les élèves apprennent à gérer leurs conflits seuls, puisque, grâce à vous, ils ont désormais les armes pour trouver les solutions à leurs problèmes.