Strasbourg : Étape nº4 de notre tour des capitales des nouvelles régions.

Comme tous les derniers lundis du mois, nous vous donnons rendez-vous pour une nouvelle étape de notre tour des capitales des nouvelles régions. Cette semaine, pou l’étape nº4, cap au nord-est, dans la région Grand-Est. Quelle est la capitale de cette grande région ? Bien sûr, il n’y a pas vraiment de doute, il s’agit d’une capitale européenne : c’est Strasbourg !

Présentation : Bienvenue à Strasbourg ! Avant, c’était la capitale de l’Alsace, mais depuis la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes, c’est la capitale de la région nord-est, la région Grand-Est. Le nom « Strasbourg » signifie « ville des routes » et ce n’est pas pour rien. En effet, la ville est situé au Carrefour de l’Europe. C’est une ville à fort patrimoine historique. Prêts à découvrir Strasbourg : ses rues piétonnes, ses maisons typiques, sa gastronomie, etc. ?

Quel est le symbole de la ville ? Strasbourg n’a pas vraiment d’animal symbole mais l’Alsace, si et c’est la cigogne ! En effet, la cigogne blanche vit à l’état sauvage dans cette région depuis des siècles. Si vous allez à Strasbourg au printemps, levez les yeux, les cigognes sont de retour et installent leur nid sur les toits des maisons alsaciennes.

La gastronomie : Je vous conseille de demander à vos élèves de faire une petite recherche « gastronomique » : Que mange-t-on à Strasbourg ? Quels sont les plats typiques ? Cela leur permettra de voir que les noms ne sont pas si simples que ça à prononcer ! Pourquoi ? Posez-leur la question. La gastronomie est bien plus qu’un art de vivre, elle fait partie de la culture. Ils trouveront bien évidemment la bière : 50% de la bière nationale est produite en Alsace, la choucroute, le pain d’épices, le baeckeoffe, la tarte flambée, les spaetzle, les bredele, le kouglof, etc. Et comme les plats sont vraiment propres à cette région et sûrement méconnus de vos élèves, on pourra leur demander de faire un travail en binôme. Chaque groupe choisit un plat et propose un bref exposé à la classe.

La Petite France : se promener dans ce quartier pittoresque, au détour des rues bordées de maisons à colombages, un vrai régal au bord de l’eau ! La Petite France est située sur la Grande Île, classée au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Deux chiffres : 142 mètres, c’est la taille de la Cathédrale de Strasbourg. Elle est impressionnante et vous saviez que pendant 200 ans, elle est restée l’édifice le plus haut du monde ?!

Le saviez-vous ? : à Strasbourg, Noël est bien plus qu’une tradition ! Si vous voulez être émerveillés, la meilleure date pour aller à Strasbourg, c’est le mois de décembre ! Alors, même s’il fait froid, il fait tellement bon se promener sur le  marché de Noël de Strasbourg, un des premiers marchés de Noël, classé parmi les plus beaux d’Europe, si ce n’est le plus beau !

Je vous laisse juger par vous-mêmes !

 Alors, ça ne donne pas envie d’aller faire un petit tour à Strasbourg ?

Je vous donne revndez-vous dans un mois pour notre 5º étape 🙂

Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

Le nombre d’heures de cours de français hebdomadaire étant si limité, on sera tous d’accord, nous devons user de stratégies pour profiter au maximum du temps de classe. Comment fait-on cela ? Comment optimiser au maximum notre temps de classe ?

La première des choses, c’est la gestion de classe. Cette dernière constitue la base à partir de laquelle on va pouvoir construire nos séances dans un climat propice à l’enseignement (et ce n’est pas toujours chose simple !). Elle vise à optimiser le temps d’apprentissage en classe en gérant le comportement des apprenants ainsi que les contenus pédagogiques et didactiques abordés en classe. Il est donc recommandé de créer un climat favorable à l’apprentissage en instaurant des routines et en posant de manière claire les règles de vie et de fonctionnement. Pour cela : prévoir des retours au calme, des transitions entre les activités, nommer des responsables, des gardiens du silence par exemple, etc.). Et surtout, dès le debut, soyons clairs et cohérents et restons-le !

Voir vos apprenants comme des « acteurs ». Faire cours n’est pas ou n’est plus une démonstration collective de son savoir. En tout cas, ça ne devrait pas l’être. Nos apprenants sont uniques, nous le savons et nous nous efforçons pour les faire progresser à leur manière et à leur rythme. De plus, nous avons la lourde tâche de les faire évoluer dans un contexte de classe positif et donner le meilleur de nous-mêmes afin qu’ils deviennent des « acteurs » autonomes ! Optimiser le temps de classe, c’est ça aussi : pouvoir compter sur nos apprenants, déléguer, les laisser progresser, les accompagner et leur donner les clés de la « réussite » 🙂

Construire des séquences efficaces et dynamiques sans temps morts. En tant qu’enseignants nous devons concevoir, organiser, mettre en oeuvre, établir une relation pédagogique et éducative qui donne du sens aux différents apprentissages entrant en jeu. Et pour compliquer l’affaire (comme si elle était simple), nous devons prendre en compte la situation de chaque élève, travailler en équipe et monter des projets pluridisciplinaires ! Le maitre mot est : « efficacité » ! Nous devons imposer le rythme de nos séances et les dynamiser en variant les activités (attention aux activités trop longues !). Une chose est sûre : en classe de langue, nous devons parler, écouter, échanger, jouer, vivre en français ! Ce dernier aspect est essentiel puisqu’il apporte du concret dans nos cours parfois trop souvent éloignés de la réalité.

Gérer et occuper l’espace : Bouger et faites bouger vos élèves !

De nombreux enseignants partagent leurs pratiques sur Internet et organisent même des réunions. Elles leur permettent d’échanger, de décrire leurs difficultés, d’écouter d’autres manières de faire, etc. Ainsi, ils ne gardent que ce qui leur fait sens et cela leur permet même d’avoir de nouvelles idées.

Cultivons leur envie d’apprendre !

5 idées créatives pour la classe de français (chapitre I)

Cette semaine, nous avons décidé de parler de créativité. Moi qui ai l’habitude de côtoyer des professeurs de français un peu partout en Espagne, je peux vous assurer qu’en général, les professeurs de secondaire sont à la recherche d’idées créatives. Il est vrai que lorsque je leur pose la question : « Pensez-vous que vous êtes créatif / créative ? », la plupart d’entre eux me répond de manière négative après une certaine hésitation. Pour la même question posée aux professeurs de primaire, la réponse change radicalement : eh oui, les enseignants du primaire, en règle générale, sont créatifs ! C’est normal me direz-vous, certes, on travaille beaucoup plus la créativité et l’imagination en primaire, mais pourquoi donc ?! Nous pouvons nous aussi, professeurs de secondaire, faire preuve de créativité ! Pour cela, nous vous avons concocté une petite liste de bonnes idées ! En effet, voici des modèles, des activités, des techniques et des postures pédagogiques. En espérant que tout ceci pourra vous aider à construire des interventions à même de stimuler l’envie d’apprendre des apprenants.

Définition : Qu’est-ce que la créativité ? D’après le dictionnaire, c’est la capacité qu’a un individu à imaginer et à réaliser quelque chose de nouveau. Alors, nous, dans notre cas, on va travailler sur notre pouvoir de création mais une de nos tâches est de développer celui de nos apprenants ! On y va ! Vous allez voir qu’il s’agit surtout bien souvent d’oser !

–      Supports pédagogiques variés : une preuve de notre créativité est bel et bien ce

White conceptual keyboard – France (key with flag)

qui se résume par cette capacité à changer de supports. En effet, nous passons d’un support à l’autre aisément, nous sommes aussi fort capables d’improviser par moments. En bref, il s’agit de varier les cours, d’avoir recours à toutes sortes de documents c’est-à-dire aborder les différentes compétences linguistiques et communicatives sous des formes variées.

–      Classe inversée : Ce principe pédagogique est de plus en plus présent dans nos classes. Le professeur s’efface peu à peu, finis les cours magistraux et cette démonstration collective de son savoir. Aujourd’hui, les contenus théoriques ont tendance à être travaillés à la maison et la classe devient un « atelier » dans lequel, comme son nom l’indique, on pratique, on manipule, on fait ! Et le professeur dans tout ça ? Il a un rôle clé, il a un rôle de conseiller et d’accompagnateur.

–      Évaluation par les pairs : je dois rendre mes élèves le plus autonomes possible et pour cela, je les aide à être capables de juger leur travail dans un premier temps et celui de leurs camarades dans une seconde phase. Ça prend du temps, on est d’accord, mais c’est tellement formateur pour vos apprenants ! C’est un exercice qui les aidera dans le futur que celui de savoir s’évaluer et porter un jugement objectif.

–      Tempête d’idées : Au moment d’aborder un nouveau thème en classe, une nouvelle unité, une nouvelle leçon, etc., on organise une séance génératrice d’idées. Les élèves ont toujours des idées préconçues, leurs propres représentations et connaissances préalables alors on les laisse s’exprimer ! C’est indispensable pour l’estime de soi ! Ils se sentent partie intégrante de la classe et du cours puisqu’on compte sur eux ! La qualité des idées importent peu. À contrario, ce qui est très intéressant c’est la quantité des idées, qui sera génératrice de nouvelles idées ! Vous connaissez l’effet boule de neige 😉 ?!

–      Bâton : c’est un des éléments indispensables de mon cours. Le bâton permet de travailler le respect de l’autre. Comment on fait ? C’est simple, prenez un bâton, lancez un sujet de débat ou de conversation ou un thème (un seul mot parfois) et les élèves doivent parler (faire des phrases ou dire des mots selon l’objectif visé). Cependant, le bâton sert à mettre de l’ordre, les élèves se passent le bâton, c’est celui qui a le bâton qui a la parole. Pendant ce temps, ses camarades doivent écouter. Un excellent exercice de tolérance et d’écoute de l’autre !

Pour conclure ce nouveau billet créatif, je vous propose de finir sur une touche d’humour. Avant, je vous pose une question : « Êtes-vous gaucher (gauchère) ou droitier (droitière) ? ». Lisez cet article et découvrez le pouvoir créatif des gauchers !

Très bonne semaine à toutes et tous !

La dernière avant des vacances bien méritées 😉