Dijon : Étape nº2 de notre tour des capitales des nouvelles régions.

Vous savez que notre Tour des nouvelles régions de France est terminé depuis le mois de décembre dernier. Vous savez aussi que depuis le mois dernier, nous avons lancé une nouvelle série de billet-culture, qui se composera de 13 étapes. Cette fois-ci, le dernier lundi de chaque mois, nous allons découvrir les nouvelles capitales de régions. Après Marseille, voici l’étape nº2 de notre tour : destination Dijon, capitale de la région Bourgogne-Franche-Comté. Alors, allons-y, c’est une ville touristique mais qui est aussi réputée par sa gastronomie, tout comme sa région.

Présentation : Commencez par demander à vos élèves, où se trouve Dijon. Révisez ainsi la géographie de la France : nord ? sud ? est ? ouest ? Montrez-leur la carte de France des nouvelles régions et situez la ville de Dijon.

Quel est le symbole de la ville ? Les Français vous répondront « la moutarde ! ». Mais le Français de Dijon, donc, le Dijonnais, vous répondra « la chouette ! ». Il s’agit en fait, d’une petite sculpture incrustée dans un mur de Notre Dame de Dijon. Elle connait un succès populaire énorme et c’est même devenu un porte-bonheur et la tradition veut qu’on la caresse de la main gauche en faisant un vœu. Alors, en classe, on demandera aux élèves ce qu’est un porte-bonheur, on leur expliquera s’ils ne savent pas. Ensuite, posez-leur la question s’ils connaissent des symboles de grandes villes espagnoles.

La gastronomie : Revenons à la moutarde ; les Dijonnais en sont fiers. Cependant, à Dijon, il y a d’autres choses très bonnes comme le pain d’épices ou la crème de cassis. Étant situé au cœur de la Bourgogne, vous vous laisserez surprendre par ses incroyables vignobles, vous savourerez le bœuf bourguignon, les escargots de Bourgogne ou encore la fondue bourguignonne.

Le saviez-vous ? : au centre de la place du Bareuzai, au cœur du vieux Dijon, vous verrez une statue qui porte le nom de la place. Mais que signifie ce mot bourguignon« Bareuzai » ? On pourrait presque le deviner, ce mot désigne ces personnes qui aux « bas rosés ». Et pourquoi à votre avis ? Regardez de plus près cette statue, que fait-il ? Posez la question à vos élèves. Ils décrivent ce qu’ils voient. Cet homme est en fait en train de fouler le raisin, c’est-à-dire de l’écraser avec ses pieds et comme on peut l’imaginer, il a le bas des jambes tout rose.

Un chiffre : 100. Dijon est aussi appelé la ville aux 100 clochers. François Ier s’est écrié : « Quelle belle ville, c’est la ville aux cent clochers » à la vue de Dijon. Même si un bon nombre de ces clochers a disparu à la Révolution, il reste des églises (l’Église Saint-Michel notamment), abbayes et la cathédrale Sainte Bénigne, à visiter et à admirer.https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:Search&profile=default&fulltext=1&search=Dijon+colombage&uselang=es&searchToken=el67les1gb21yfdnufp2inqi4#/media/File:Dijon_Rue_vieille.jpg

 Le mot nouveau : maisons à colombages. Montrez des photos de façades de maisons à vos élèves, ils reconnaissent les maisons à colombages. Quelle est leur particularité ? Ils devront reconnaitre les ossatures en bois. Dans la rue Verrerie, à Dijon, il y a de nombreuses maisons à colombages datant du XVème siècle.

Une escale s’impose donc à Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne, vous ne trouvez pas ?

Formation et apprentissage de demain : tendances.

Où allons-nous en terme d’apprentissage et de formation ? Tout va très vite, on le sait, mais alors, pour ne pas « rater le coche », il faut se tenir au courant des nouvelles tendances en éducation. Nous allons apporter quelques pistes quant à ces tendances au niveau de la formation et de l’apprentissage de demain. Innovation et évolution des méthodes d’enseignement, tout cela nous parle bien évidemment. Et dans nos salles de classe, c’est la même chose évolution et innovation sont présents dans les outils qui nous permettent de faire nos cours et qui doivent en théorie, nous accompagner au quotidien. Et nous, dans tout ça ? Pas d’autre choix que de nous adapter. Si on remonte dix ans en arrière, on se rend compte de tout ce qui a changé et il faut s’accrocher, sinon, on se perd !

  • Apprentissage personnalisé : puisque chaque individu est différent, nous devons nous adapter à chacun. C’est complexe ? Oui, très… compte tenu de nos réalités de classe. Impossible ? Non, rien n’est impossible !! Nous devons accompagner les élèves à progresser individuellement dans leur processus d’apprentissage. Personnaliser les apprentissages deviendrait donc possible. Personnaliser les enseignements passe forcément par développer l’autonomie de nos élèves à travers des activités de collaboration. Un autre aspect indispensable est le tutorat. Vous devez offrir ce feed-back nécessaire à la progression de tout à chacun. Mais comptez sur les élèves eux-mêmes, ils ont des choses à dire et cela favorise l’autonomie ! Organisez en classe des séances de tutorat entre élèves après une activité orale par exemple, un exposé (pour le secondaire). Pour le primaire, c’est plus simple, le professeur étant le même, il passe forcément plus de temps avec nos élèves.
  • Apprentissage croisé : Les apprentissages peuvent être formels et informels. Avec le développement du numérique, les apprentissages informels se multiplient. Et cela contribue donc à multiplier les opportunités de développement de connaissances et compétences de chacun. La combinaison des deux devient de plus en plus évidente à l’heure actuelle et cela risque assurément de s’accentuer.
  • Apprentissage émotionnel : On le sait maintenant avec certitude : il y a une relation étroite entre l’intelligence et l’affectivité. En effet, cette capacité à raisonner peut être diminuée, par manque d’émotion. Nous détenons donc le pouvoir, nous, enseignant(e)s, nous avons la capacité de générer des émotions chez nos apprenants. À son tour, le comportement rationnel est activé et les apprentissages peuvent alors être encrés et ce, de manière beaucoup plus efficace.
  • Des expériences : Là encore, ce sont des tendances qui commencent à pénétrer de plus en plus dans les salles de classe. Les apprenants ont besoin d’accéder au sens, de voir la valeur et l’intérêt de la matière qu’ils sont en train d’étudier pour que cette dernière soit perçue comme utile, attractive et motivante. L’aspect concret et réel doit donc faire partie de nos enseignements. Nous pouvons systématiquement apporter ce sens et ce côté vivant, et en classe de langue encore plus ! Une photo, une vidéo, une anecdote vécue, tout cela est indispensable ! Inviter des personnes dans vos cours, organisez des animations en français, le fait que vos élèves se rendent compte qu’ils sont capables de comprendre quelqu’un d’autre que vous, est bénéfique, motivant et gratifiant pour l’enseignant 😉
  • Évaluer plutôt que noter : Une note souvent ne représente rien, si, elle peut avoir un effet motivant ou démotivant. Mais souvent, je n’ai pas le feed-back nécessaire. Cette idée rejoint le point précédent, sur les apprentissages personnalisés. Pour avancer, et savoir où ils en sont et où ils vont, les élèves ont besoin de vous, de nous !

On ne peut pas prévoir comment sera l’éducation dans 20 ans, ni même dans 10 ans. Mais une chose est sûre, les expériences et les apprentissages cohérents et connectés à la réalité commencent déjà, dès maintenant à être les nouvelles tendances au niveau de la formation et de l’apprentissage. Ce qui laisse supposer qu’elles continueront à l’être demain.

Dis-moi dix mots en … français

Dis-moi dix mots est une opération nationale qui visent, tout d’abord, à sensibiliser le plus grand nombre de personnes sur l’importance de la langue française et sa diversité. Ensuite, le second objectif qui est, lui aussi évident, est celui de promouvoir cette belle langue ! Cette opération se déroule tout au long de l’année scolaire, de septembre à juin, et ce, chaque année. Elle invite les élèves à la mettre en scène, à la faire vivre de différentes manières : en poésie, en chanson ou encore sur scène !

Définition : c’est le ministère de la culture et de la communication qui organise chaque année cette opération « Dis-moi dix mots ». En collaboration avec le ministère de l’Éducation, plusieurs concours visent à récompenser le talent artistique des élèves ! Ainsi, tous les ans, au mois de septembre, les nouveaux mots de l’année sont révélés. Il y a toujours un thème central qui, selon les années, est plus ou moins abordable en classe. Les thèmes des deux dernières années étaient : « Dis-moi dix mots … en langue(s) française(s) » et « Dis-moi dix mots … que tu accueilles ». Comme vous pouvez l’imaginer, les mots de ces deux années ont été composés de mots d’ailleurs ou propres à un pays francophone. Cela nous prouve une nouvelle fois, qu’une des grandes richesses de la langue française, c’est sa variété !

Les dix mots de 2016-2017 : cette année, le thème est la Toile et voici les dix mots retenus : nomade – télésnober – héberger – pirate – fureteur – canular – favori – nuage – émoticône – avatar.

Le Concours des dix mots : des concours pour les élèves des classes élémentaires mais aussi des collèges et lycées récompensent les meilleures créations artistiques et/ou littéraires. Alors, pour y participer, rendez-vous sur le site des « Dix mots » afin de consulter les concours : pédagogiques et tout public. La Bataille des dix mots est aussi une opération lancée en parallèle et à connaitre. Elle propose d’illustrer, seul(e) ou en équipe, un des dix mots de l’année.

Activités « Dis-moi dix mots » : Vous pouvez commencez par une activité introductrice simple. Les élèves lisent les dix mots et doivent identifier quel est le thème commun des dix mots. Cette année, comme le thème est la Toile (internet), ils n’auront pas de mal à trouver la bonne réponse. En effet, ils n’auront, à priori, pas besoin de votre aide car ils connaissent plusieurs mots. Projetez les dix mots, ils reconnaitront : avatar, favori, émoticône, nuage, nomade. Passez ensuite, à la loupe, les dix mots : sont-ils capables de proposer une définition ? Faites-les travailler en binôme. N’oubliez pas de télécharger la brochure !

Consultez le site internet en classe, avec vos élèves, de multiples activités et jeux vous y sont proposés. Il y a même une courte vidéo pour chaque mot, des fiches et de nombreuses ressources vous attendent ! Finalement, organisez vos propres concours internes et allez même jusqu’à créer votre propre opération « Dis-moi dix mots ». Faisons travailler notre imagination autour des mots du français !

Grâce à cette opération, on travaille le lexique et la créativité de nos élèves sur des supports divers : la lecture, l’écriture, la chanson, la représentation, le jeu, etc. Il est aussi intéressant de travailler en équipe avec des collègues d’autres matières. Et pourquoi ne organiser un projet transversal, qui, comme vous la savez est très en vogue actuellement.

Vivons et faisons suivre la langue française, en classe, avec nos élèves ! Et n’oubliez pas : notez dans vos agendas que la semaine de la Francophonie 2017, se tiendra du 18 au 26 mars prochains.

Les carnavals dans le monde francophone

Le mois de février est un mois gourmand ! En effet, on mange des crêpes et des beignets ! Les professeurs sont habitués à fêter la Chandeleur avec leurs élèves (le 2 février). Mais qui dit beignets dit carnaval ! C’est une grande fête qui est très suivie dans le monde entier. Et puisque la France, c’est aussi la Francophonie, découvrons, le temps d’un billet, les carnavals dans le monde francophone. On le fête de différentes manières selon les pays. C’est à chaque fois un évènement majeur qui peut même s’étendre sur plusieurs mois ! Alors, prêts à voyager à travers le monde à la découverte de quelques carnavals francophones ? (Notez bien le pluriel du mot « carnaval », pas de « -aux » dans ce cas-là, c’est une exception à la règle).

Pour la première activité, qui servira d’introduction au thème du carnaval, notez au tableau les mots qu’ils disent. Alors, bien évidemment, ils diront : la fête, les déguisements, les masques, la musique, les chapeaux, la danse, etc. Cependant, et afin de voir le maximum de vocabulaire, on introduira d’autres mots comme : la parade, Mardi Gras, les confettis, les paillettes, les plumes, les grosses têtes, les beignets, les bals, etc.

Notre voyage dans le monde francophone commence ici. Avant tout, redéfinissez ce qu’est la Francophonie (si nécessaire, tout dépendra de l’âge de vos élèves), ils citent des pays ou territoires francophones dans le monde. Marquez la différence entre les territoires francophones, où les habitants ont la nationalité française et les autres, indépendants mais qui ont en partage la langue française. Pour cela, on pourra consulter notre billet FLE du mois de janvier « Mieux connaitre et faire connaitre la France d’outre-mer. »

La seconde activité : À la maison, par groupes, demandez à vos élèves de faire des recherches sur quelques-uns des carnavals francophones. Ils choisiront entre : le Carnaval de Québec, de Guyane, de Martinique ou de Nice. Ce qui nous intéresse surtout est qu’ils listent les traditions et rituels. Chaque groupe réalise son exposé en classe. On leur demandera bien sûr de prendre des notes et pour la séance suivante, ils rédigeront une petite synthèse. Cependant, vous allez voir que le voyage que nous allons faire est dépaysant et le carnaval peut apporter de belles surprises. Voici d’ailleurs quelques originalités qui font de cette célébration un moment unique, qui se déroule toujours dans une ambiance de fête !

  • le Carnaval de Québec : C’est le 3º carnaval le plus visité au monde et le plus grand festival d’hiver au monde. La neige est reine et les sports d’hiver sont à l’honneur : les courses de traîneaux à chiens, courses de canoë, concours de sculpture sur neige, concours bains de neige, patinage et luge. Les fêtes ont commencé le 27 janvier et s’achèveront le 12 février.
  • le Carnaval de Guyane : un des plus longs carnavals au monde, les festivités débutent dès l’Épiphanie et se terminent en février ou mars (Mercredi des Cendres). Il a donc commencé depuis le mois dernier, le 14 janvier et se terminera la 1er mars. Le Touloulou : c’est le plus célèbre personnage du carnaval. Les femmes « touloulou » sont habillées de manière élégante, avec un masque, des gants, elle ne doit pas être reconnue pendant les bals masqués. Elles représentent les femmes bourgeoises des XVIIIº et XIXº siècle.
  • le Carnaval de Martinique : la Martinique possède peut-être l’un des carnavals les plus originaux au monde. Il est marqué par diverses parades qui ont lieu du jeudi gras jusqu’au mercredi suivant, le Mercredi des Cendres. Ne manquez pas la parade des écoles, la parade des reines, la parade multicolore, les mariages burlesques, la sortie des diables rouges et pour conclure, des diablesses.
  • le Carnaval de Nice : il est considéré comme le plus vieux carnaval au monde ! Il existe depuis le Moyen-Âge ! Le roi du carnaval, sa Majesté, prend les clés de la ville et annonce le début des festivités. Il restera sur son trône et à la fin des deux semaines de fêtes, il sera brûlé. Cette année, il se déroulera du 11 au 25 février.


Finalement, voici une dernière activité, pour les élèves de « bachillerato » : on leur demandera de définir les mots carnavalier et carnavaleux. Puis, vous lancerez une discussion en classe autour du thème du carnaval. Posez-leur des questions : Que faites-vous pour le Carnaval ? Avez-vous l’habitude de vous déguiser ? Comment fêtez-vous le carnaval ? Êtes-vous carnavaleux ? etc. Vous les laissez échanger.

Lors des exposés, vous devez impérativement exiger des photos ! C’est un spectacle tellement magnifique ! Vous pourrez terminer par afficher toutes les potos présentées.

Vous aussi vous avez faim ? Voilà une recette de beignets de Carnaval, à déguster sans modération 😉

Bons carnavals à tous 🙂